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10.03.2007
De la liberté à l’amour
L’anarco-punk, la belle, la bête et l’homme
Le corps fatigué
L’esprit malade
Par un coin de trottoir j’m’étais fait adopter
Ô temps de Sade…
Magie perdue !
Reviens dans la rue !
Mais j’étais seul, sale, et sans pouvoirs
La ville était pâle, il était tard…
Quand…
Quand dans la grande venelle j’entendis
Les pas…
Les pas d’un grand homme chapeauté
Aux mains gantées, sur la canne
De bois vernis…
Près de moi il s’agenouilla
Et posa sa main sur mon genou
Et vers moi il dirigea son regard
Qu’il posa près de ma mémoire
Ces yeux perçants ces sourcils noirs
Je les avais vus quelque part
Et de sa bouche aux lèvres mauves
Sortirent les mots du changement
Car il avait une force fauve
Et puis ; il enleva un gant…
« Je suis le grand marquis
Et je viens te libérer
Voilà ! Tu es détaché
Sauve ton corps sauve ta vie
Seul le plaisir mérite qu’on s’enchaîne pour lui
Alors viens t’enchaîner avec moi !
Je vais te délivrer
J’accepterai ton émoi
Je t’aime ! Et tu vas m’aimer
Et la ville t’aimera
Doucement, laisse-toi faire
Ça vient tu lâches la terre
Ecoute ! Entends ma voix
Touche encore, touche moi
Ainsi, il te faudra toucher
Ces femmes que tu vas aimer
Et dans ton regard, elles liront… »
Je suis le grand marquis…
Voilà pour l’amour…
(avec à nouveau le concours de Serpieri...)
Lannion, Kernéguez, février 2007
Lâchez-vous sur l'interprétation...
Toutes sont recevables et surtout cumulables.
Tout comme pour le dessin qui suit...

On commence à la deviner, non?
Le grand marquis est-il un prêtre?
Est-il le père de l'anarco-punk?
20:40 Publié dans Micro | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, littérature, poésie, Présidentielles 2007, écriture, poème, homosexualité
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