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26.04.2007
Première partie
A la fenêtre...
Janvier... Janvier cette année n'est pas froid. A la radio, on dit que c'est un temps d'avril. Et c'est vrai que d'habitude, il n'aurait pas ouvert la fenêtre comme ça. Tiens! Madame Cabic met sa poubelle à l'extrême-gauche de son morceau de trottoir... Bizarre. Il est prêt à parier que d'ici avril, elle la remettra à droite. C'est incroyable ces bandes, ces troupeux d'oiseaux libres qui passent tout à coup au-dessus de vous... Des centaines, des milliers de petits animaux sombres qui glissent en piallant sur les coups de vent, contre le vent, à l'unisson pour des raisons qui nous sont totalement étrangères alors que celà se passe à quelques mètres de nous depuis des siècles.
C'est amusant de se retrouver là, comme... Comme à chaque grande étape de sa vie... Enfin, depuis qu'ils habitent ici bien entendu. Il est tellement de partout quand il se fixe un objectif... Il court toute la journée, il se prouve qu'il est un homme la nuit, s'épuisant mais sentant bien la chaleur de la flamme qui habite son oeil. Guillaume Louville, au fait, homme de pouvoir. Cette fois, c'est très haut. Il a toujours été de plus en plus haut, mais cette fois c'est étourdissant tellement c'est bon. Il faudra trouver le bon équilibre... Assez vite, mais ça viendra. Il faudra déménager. S'acheter plus grand, plus isolé, plus luxueux, plus impressionanant. "Loin de ces minables de Gabi et Cabic", se dit-il avec un sourire.
Quel délice, ce moment de calme avant la tempête. Ce trou, tout à coup, entre le long travail, l'avancée pénible, effrenée, l'ascension, la chevauchée fantastique... Et l'aboutissement final. Le coup de grâce... Le moment où la douleur et le plaisir sont le même sentiment, un sentiment ayant atteint son paroxysme... C'est exactement cette inspiration profonde, rapide, la bouche grande ouverte, et les yeux fermés avant qu'enfin tout ne tombe et ne sorte dans une ébullition de petites cellules de satisfaction, de bonheur, de fatique, de puissance, de plaisir, d'intensité, de maladresse... Cette étrange première fois. Il en est là, ça y est, il a gagné, la course est terminée, la ligne d'arrivée est franchie, et il n'a plus qu'à s'asseoir et calmement, profiter de ce vide avant d'être appelé.
18:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, fenêtre, France, politique, musique, écriture




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