« Le bal des saisons... | Page d'accueil | Plus loin que la nuit et le jour »
12.05.2007
Cinquième et dernière partie
Première partie
Deuxième partie
Troisième partie
Quatrième partie
...
- Ça y est, ils ont tout rangé. Mais ils n'ont pas l'air de vouloir partir! Ils sont tous devant le portail!
- Et ça, là-bas... C'est pas la voiture de Louville qui revient?
- Ouh la la... Il va y avoir du grabuge...
- Ouvre la fenêtre discrètement qu'on entende ce qui se dit...
- Ça m'amuse qu'il ne s'attende à rien et que dans quelques segondes... C'est la panique totale.
- Ecoute! Ils se mettent à chanter... "Bravo Guillaume, bravo Guillaume, bravo..."
- C'est Alain qui sort bien sûr... Personne ne lui répond dis-donc!
- Regarde la fille de maison... Elle frappe à sa fenêtre... Ouf, il la descend!
- Salut grosse merde! Alors, tu me snobes bien, hein, ces derniers mois! On aime plus sa jolie pouliche?
- Mais enfin... Qu'est-ce que...
- Oh, tu peux regarder ta femme... Oui madame, votre mari ne me touche plus ces derniers mois... Et vous? Enfin, on s'en fout ce n'est pas de ça qu'il s'agit. Avec quelques amis on est venus fêter ta promotion! On l'a fêtée chez toi toute l'après-midi. Mais t'inquiète, tout est nickel. C'était juste pour te montrer que tu n'as rien... Une seconde. MONTEZ TOUS DANS LE BUS! Voilà, je disais donc: tu n'as rien, mais en plus, tu n'es rien. Allez, je t'épargne mon couplet sur le peuple, l'Etat, ce que tu veux... Teut'! Laisse moi finir, ok? Je sais quels arguments peuvent venir à bout de ta haute opinion de toi-même. Ta télé est en pause sur le début d'un petit compte-rendu qu'on t'a fait. J'y ai rajouté, pour madame, une vidéo de notre dernière nuit... Et tu sais avec qui je me suis éclatée dans ton lit aujourd'hui? Julien! Le fou, le simple d'esprit, le fils de ce con de Gabi! Lâche-moi Alain j'en ai plus pour long. Je te laisserai juger, mon guigui... Autant que tu regardes le tout, tu vas sûrement être contacté. Le film a été envoyé à plein de gens que tu aimes beaucoup et c'est bien sûr sur internet... Allez, salut grosse merde, on m'attend. Mes hommages, madame! Oups, dernière petite chose, tu peux porter plainte... J'ai toujours eu envie de payer des amendes et d'aller en tôle! Ça ne me pose aucun souci... Bye bye...
Et le bus se dirigea vers la ville, brinquebalant, plein de chants, de rire et de grimaces... Sous les yeux des Cabic médusés.
18:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, fenêtre, france, politique, musique, écriture, société


Ecrire un commentaire