« 2007-04 | Page d'accueil
| 2007-06 »
30.05.2007
Pendant ce temps-là, 2ème.
Pendant ce temp-là, les intermittents sont toujours dans la merde. Et les écrivains? Allons... Ecrivain, c'est un loisir!
Noël de Vieil Artiste
La bise geint, la porte bat,
Un Ange emporte sa capture.
Noël, sur la pauvre toiture,
Comme un De Profundis, s'abat.
L'artiste est mort en plein combat,
Les yeux rivés à sa sculpture.
La bise geint, la porte bat,
Un Ange emporte sa capture.
Ô Paradis, puisqu'il tomba,
Tu pris pitié de sa torture.
Qu'il dorme en bonne couverture,
Il eut si froid dans son grabat!
La bise geint, la porte bat...
Emile Nelligan.
C'est vrai, Nelligan n'est pas ce qu'on peut appeler un optimiste... Il n'a pas eu de quoi, il faut bien le reconnaître. Il est le Jésus des poètes: il a souffert pour eux et pour - pardonnez la majuscule - l'Artiste! Mais comme pour Jésus, ça n'a pas suffit...
18:25 Publié dans Micro | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, Poésie, Littérature, Nelligan, intermittents, art, noël
28.05.2007
Complément
Lagad
Lagad a wel.
Lagad a sell ?
Lagad a gomz
Met gwir pe gaou ?
Setu e foñs
Al lagad don
Un doare laou
Hag a cheñch atav
Keloù an nervenn
Kuzhet er fovea
Na gredez ket ‘nezhañ !
Ar gevier eo...
Hen lakas da vevañ
Hen lakas da ganañ
Hen lakas da gannañ
Luc’hoù al lagad
An aour war ar gwad.
01/10/2003
17:35 Publié dans Micro | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, brezhoneg, poésie, vive la vie, photo, PHILOSOPHIE, oeil
26.05.2007
L'erreur
Alors, elle est où l'erreur?
Ça y est, la douleur s'atténue, on va pouvoir réfléchir, les voix se taisent, s'éloignent, changent de sujet. Alors bon, le choc passé, elle est où l'erreur tu crois? Comment c'est possible, ce qui s'est passé? Je l'avais pas vu venir, moi. J'ai rien vu. Je les ai pas vus. Oh, je savais bien qu'ils existaient, mais je ne savais pas où. Un peu partout semble-t-il. Mais quand même... Un porc m'a parlé tout à l'heure de "l'Arc de l'Atlantique". Il doit faire un peu de géographie, je ne peux pas lui en vouloir.
Alors, elle est où l'erreur? Qu'est-ce qui a râté pour que je voie des choses invisibles à d'autres? Est-ce que c'est moi qui croit voir des choses qui n'existent pas? Non. J'ai testé. J'ai pincé, pressé, écrasé des adorateurs de fourbes pour voir tout le pus en sortir, et il y en avait! J'ai sondé des grands yeux écarquillés qui ne sont connectés à rien, qui ont perdu le mode d'emploi de ce à quoi ils sont connectés, qui trouvent l'effort de connexion trop fatigant... On voit tous la même chose. Mais qu'est-ce qui fait qu'au bord de la falaise, certains se jettent dans le vide alors que d'autres s'arrêtent, profitent du petit vent chaud, au soleil, allongés dans l'herbe molle?
Oh oui, je vois, ils ont peur de ne rien faire. Ça les fait flipper de ne plus avancer, comme ça me rassure, là-bas, d'être bien. Ça leur fait peur de suivre, comme moi, les sentiers des douaniers - ont-ils jamais existés? - ; cette longue, étroite ligne de terre gravillonée au lance-pierre pour un vent lunatique, cette ligne qui monte, descend, tourne, disparait un instant le long des rochers, le long de l'écume, le long du vide, le long des nuages, le long des arbres, le long du monde, le long de la vie. Ça leur fait peur! Ça leur fait peur de ne plus foncer tout droit, invincibles, indestructibles comme avant.
La peur. Ils se tuent par peur.
La peur qui donne l'assurance nécessaire, la force, la détermination, la confiance pour se tuer.
15/05/2007 - Le Bouguen.
Vous êtes de ceux-là?
Vous n'y croyez pas aux élucubrations d'Ivi Kromm?
A vous voir, Miss Pinkerton secoue la tête:
" - C'est ce qui vous trompe, mon enfant! Il n'y a rien de plus facile que de tuer aussi longtemps que nul ne vous soupçonne. Et, justement, la personne en question est la dernière qu'on suspectera!"
Enfin... Tout le monde a lu dans le journal que Miss Pinkerton a été écrasée. Agatha Christie, Un meurtre est-il facile?
18:05 Publié dans Chroniques de la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielle, littérature, Sarkozy, écriture, france, vie
24.05.2007
Pendant ce temps-là, 1ère.
Tout d'abord, Ivi vous signale quelques faits sur lesquels il n'a pas écrit mais qu'il trouve intéressants...
1) En appelant le 32 11, vous pouvez avoir des esclaves.
3) Regardez bien:

On dirait un acteur des feux de l'amour, non? Un genre de beau gosse à deux balles un peu fier, compétent dans tous les sens du terme (au bureau, au pieu...), mais bon, pas bien... vous voyez... Un beau gosse qui sert à rien quoi. Alors oui, monsieur Solly sera mieux sur TF1. Qu'il y reste!
Pendant ce temps-là, le sang bleu continue de couler.
Pas à l'extérieur, hein! Qui a cru à cette mascarade?
Dans les veines, dans les muscles, dans les appareils de reproduction...
Prince Républicain
Il est né dans une bonne et grande famille
Où il a reçu la meilleure éducation
Maman a bien géré, sans élever de filles
Quand papa défendait l'orgueil de la maison.
Des réseaux d'entraide? Evidemment ils en ont!
Un homme d'aujourd'hui tisse des relations
Tout en tirant profit de celles de papa.
Et fiston à son tour saura en profiter!
Car il faut aller loin et il étudiera
Honorant la famille, aura un beau métier
Trouvera une femme pour faire à manger.
Puis comme grand-père entrera en politique
Il se fera élire, il connait la tactique
Et ainsi la noblesse s'est renouvellée!
vers 12h30 le 24/05/2007
Inspiré par un Debré,
Mais tellement... Général!
19:40 Publié dans Micro | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, poesie, sarkozy, ump, Kouchner, Actualité, médias
22.05.2007
Dernier flash
Je me souviens subitement d’une discussion que j’avais eu avec un jeune homme qui soutenait, pour le premier tour déjà, la candidature de Ségolène Royal. Il reconnaissait sans honte et même avec un certain humour que ses idées allaient plutôt vers les Verts… Mais que Dominique Voynet, comme la plupart des candidats dont le nom ne rentrait pas entre un S et un O, était bien gentille mais en aucun « prête à assumer de telles fonctions » ! Il allait même jusqu’à la mimer, dans le cas de figure où elle serait élue : à l’aide d’une grimace et d’une gestuelle ridicule, il incarnait à son idée une Dominique Voynet complètement perdue, affolée, ne sachant où jeter la patate chaude qu’elle aurait eu entre les mains.
J’ai été surpris, et puis la surprise est passée. En tous cas je m’en suis bien souvenu…
Je vous laisse réfléchir là-dessus.
A part ça, voici le nouveau lien qui entre dans cette page : il vous mènera au mégaphone d’un poète vache à l’humeur NOIRTE, qui sent la roulée jusqu’ici, et si vous avez le nez bouché, je vous jure que ça sent bon.
Bonne année !
Et si Ivi Kromm se présentait la prochaine fois? Vous voteriez pour lui? Allons donc... Il n'y aura pas de prochaine fois!
19:35 Publié dans Par la longue vue... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : présidentielle, royal, politique, blog, écriture, écologie, les verts
20.05.2007
Cheeeeeeese
| Pour fêter le Festival de Cannes, et le festival des cons - les deux avec défilés - Ivi fait appel à deux mannequins! J'applaudis J’applaudis j’applaudis Je tape ton audi Je te mate et je rebondis J’te fais la claque Et j’applaudis ta peau poésie Et si ! et si ! Et si ! j’apprécie J’apprécie j’apprécie Mais oui, je t’apprécie J’apprécie ton style Si t’es mate, je te fais briller Je te fais « clac » Et tu apprécies, ma chérie Rappelle-moi, rappelle-moi Au tarif que tu pourras T’en fais pas si t’as pas d’quoi L’addition sera pour moi Rappelle-toi, rappelle-moi Au tarif que tu voudras Y’a pas de règle en amour Rappelle-toi ! Rappelle-moi Au périf au coin d’un bois Si mon numéro changeait Ce serait direct connecté Alors Rappelle-moi, rappelle-moi Au tarif que tu pourras T’en fais pas si t’as pas d’quoi L’addition sera pour moi Rappelle-moi, rappelle-moi Au tarif que tu voudras Y’a pas de tarif en amour Rappelle-moi ! Rappelle-toi Au périf au coin d’un bois Si mon numéro changeait Ce serait direct connecté Direct honnêteté Direct honnecté
(C.Ringer/F.Chichin) Ivi Kromm aime beaucoup le cinéma, en plus. Dernière lumière sur la variéty. |
| |
18:40 Publié dans Par la longue vue... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cannes, politique, rita, mitsouko, défilé, musique, Poésie
18.05.2007
Une nouvelle couche sur l'exil.
Départ
J'ai pris ma voiture au matin
Ce matin froid, ce matin clair
Le givre sur la vitre arrière
Je l'ai dégagé au burin.
Je n'ai dit adieu à personne
J'ai quitté ma maison, ma ville
Jeté les clefs, battu des cils
La route m'avait à la bonne.
J'ai passé, dépassé les bornes
Les mains serrées, le regard droit
J'étais sincère j'avais foi
Dans le matin... Le matin morne.
J'ai hurlé ma peine au volant!
Au bas côté, rendu ma rage
Comme je perdais tout courage
Pleuré ma honte en revenant!
Je ne vais pas abandonner.
Mon vieux pays je suis à toi
Je vais tenir le long combat,
A tâtons: retrouver les clefs.
11/05/2007
Le Bouguen.
Et puis d'autres fois...
J'ai rien fait, pourtant.
18:25 Publié dans Par la longue vue... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, présidentielle, Poésie, Mouvement, exil, voyage
16.05.2007
Car vous saviez.
L'ombre
Le monstre est revenu et dans sa repentance
Ce mauvais comédien a pourtant réussi
A séduire le peuple, même à le mettre en transe
Et il en prend la tête, regardez-le qui jouit!
Déjà il vous méprise, établi intouchable
"Mes esclaves" vous dit-il, "enrichissez-moi!"
Et vous répondez "Oui!", non non, n'inventez pas
Pour justifier votre acte lâche et fou, de fables.
Mais vous feriez bien pire en disant vos regrets
Car vous saviez. Combien vous avaient prévenus?
Sa poudre était grossière, lui-même l'avait fait.
Mais vous avez cédé, dominés, par faiblesse
Allors baillonez-vous, grossiers, serrez les fesses
Payez, priez pour nous... Nous regagnons la rue.
08/05/07
20:00 Publié dans Micro | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, politique, sarkozy, ump, présidentielle, 2007, france
14.05.2007
Plus loin que la nuit et le jour
Voyage
Voilà encor l'été! Mais pour rien je ne veuxM'évader dans le clos d'un chevaleresque âne
Avec de viles chiffes, gros colimaçons creux
Ironie de la fleur qui au soleil se fane!
Tant qu'à me retrouver sur le sol chérifien
Je ne vais pas moisir, faiblard au bord de l'eau
Je veux fouiller, chiader, les souks tôt le matin
Trouver le perroquet qui dit "Coco! Coco!"
Et dans cette chienlit je veux devenir fou!
Me mettre au chuintement, m'écorcher les genoux
Décorer mon falzar, me tartiner de fange
Et puis rentrer le soir, le regard fatidique
Compter mes vieux fafiots pour une chambre épique
Enfin pourvoir rêver à des fumées étranges...
Minuit, le 02/04/2007
Le Bouguen.
18:15 Publié dans Le culte des saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Maroc, voyage, poésie, tourisme, agence, écriture, été
12.05.2007
Cinquième et dernière partie
Première partie
Deuxième partie
Troisième partie
Quatrième partie
...
- Ça y est, ils ont tout rangé. Mais ils n'ont pas l'air de vouloir partir! Ils sont tous devant le portail!
- Et ça, là-bas... C'est pas la voiture de Louville qui revient?
- Ouh la la... Il va y avoir du grabuge...
- Ouvre la fenêtre discrètement qu'on entende ce qui se dit...
- Ça m'amuse qu'il ne s'attende à rien et que dans quelques segondes... C'est la panique totale.
- Ecoute! Ils se mettent à chanter... "Bravo Guillaume, bravo Guillaume, bravo..."
- C'est Alain qui sort bien sûr... Personne ne lui répond dis-donc!
- Regarde la fille de maison... Elle frappe à sa fenêtre... Ouf, il la descend!
- Salut grosse merde! Alors, tu me snobes bien, hein, ces derniers mois! On aime plus sa jolie pouliche?
- Mais enfin... Qu'est-ce que...
- Oh, tu peux regarder ta femme... Oui madame, votre mari ne me touche plus ces derniers mois... Et vous? Enfin, on s'en fout ce n'est pas de ça qu'il s'agit. Avec quelques amis on est venus fêter ta promotion! On l'a fêtée chez toi toute l'après-midi. Mais t'inquiète, tout est nickel. C'était juste pour te montrer que tu n'as rien... Une seconde. MONTEZ TOUS DANS LE BUS! Voilà, je disais donc: tu n'as rien, mais en plus, tu n'es rien. Allez, je t'épargne mon couplet sur le peuple, l'Etat, ce que tu veux... Teut'! Laisse moi finir, ok? Je sais quels arguments peuvent venir à bout de ta haute opinion de toi-même. Ta télé est en pause sur le début d'un petit compte-rendu qu'on t'a fait. J'y ai rajouté, pour madame, une vidéo de notre dernière nuit... Et tu sais avec qui je me suis éclatée dans ton lit aujourd'hui? Julien! Le fou, le simple d'esprit, le fils de ce con de Gabi! Lâche-moi Alain j'en ai plus pour long. Je te laisserai juger, mon guigui... Autant que tu regardes le tout, tu vas sûrement être contacté. Le film a été envoyé à plein de gens que tu aimes beaucoup et c'est bien sûr sur internet... Allez, salut grosse merde, on m'attend. Mes hommages, madame! Oups, dernière petite chose, tu peux porter plainte... J'ai toujours eu envie de payer des amendes et d'aller en tôle! Ça ne me pose aucun souci... Bye bye...
Et le bus se dirigea vers la ville, brinquebalant, plein de chants, de rire et de grimaces... Sous les yeux des Cabic médusés.
18:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, fenêtre, france, politique, musique, écriture, société




