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06.09.2007
L'écuelle d'or
Ilwoud et Marlun, avec Dounia, restèrent tout d'abord parmi les Pirads, alors que Bleuñvenn, Burzhudell, Efflamm et son fils partirent plus loin et y rencontrèrent les Als, qui ressemblaient en tous points aux Pirads, mais n'étaient pas aussi nombreux. Ils y avait environ deux cents Als, alors que les Pirads étaient six cents. A l'est, ils se rejoignirent pour trouver les Krank-Kar. Ceux-là étaient beaucoup moins sympathiques. Ils étaient agressifs et si les Elffes n'avaient pas été capables de voler, ils se seraient fait prendre tout ce qu'ils avaient sur eux. Même physiquement, ils étaient très différents des Pirads et des Als. Ils étaient très maigres et se coupaient les cheveux très court. On le voyait car, quand ils trouvaient un coin d'ombre, dans une oasis, ils retiraient leurs manteaux et leurs capuches marronâtres… A l'inverse, leurs femmes étaient très belles, vivant aussi très dévêtues, Marlun et Ilwoud, bien entendu, gagnèrent du temps sur leur choix. Ayant peur de ce qui pourrait se passer, ils emportèrent quelques femmes dans une autre oasis, plus loin, et ne les ramenèrent que le lendemain. Accablée par la chaleur et la fatigue générale, Bleuñvenn décida de rentrer, avec Juluan. Efflamm, Ilwoud et Marlun avaient encore une tribu à visiter… ils choisirent de quitter le désert vers le sud où ils retrouveraient Malawi, un druide-chef qu'ils avaient rencontré il y a bien longtemps et qui les accueillerait avec plaisir.
Malawi les accueillit en effet comme ils le pensaient, les faisant profiter des fruits, jus et purées délicieuses que préparait son peuple, les Ouzoulnamgo. Ainsi, les cinq Elffes purent réellement se détendre avant de repartir vers les Mordris qui étaient, selon le Druide, un peuple pacifique. Bien que rien n'ait été prévu, ils laissèrent Ilwoud remercier leurs hôtes à sa manière.
En vérité, les Mordris étaient plus que pacifiques, ils étaient débordant de gentillesse. C'étaient des gens humbles et heureux qui se différenciaient des autres peuples par leur physique avant tout: ils avaient la peau noire, beaucoup plus noire que les autres. Ensuite, ils étendaient des toiles pour faire des tentes autour des oasis, des toiles qui restaient là quand ils partaient: ils étaient, en quelque sorte, mi-nomades mi-sédentaires. Dans chaque oasis, ils essayaient de faire pousser des plantes, des légumes, des fruits, et ils y arrivaient plutôt bien. Ils buvaient du thé chaud et non directement l'eau des oasis, et en faisaient de toutes sortes, avec toutes les plantes produites et tous les mélanges imaginables. Ils fabriquaient aussi des bols et des théières avec le peu de bonne terre qu'ils trouvaient… Leurs habits étaient plus ou moins ceux des Pirads et des Als, quoique plus décorés, les Mordris avaient aussi dévelloppé un sens de l'art simple et recherché à la fois. Leurs corps étaient longs, fins et musclés: ils ne mangeaient pas de viande et gardaient grâce à leur mixtures un physique incomparable. Pour la première fois en cette contrée, les elffes furent confrontés à une morale, une plutôt une organisation sociale plus rigoureuse: ils passèrent la nuit auprès de femmes célibataire qui pour quelque raison avaient été mises à l'index. Elles retrouvaient ainsi une place honorable dans la communauté, et les elffes ne perturbaient pas l'esprit de famille. Tout le monde semblait heureux de la situation. Bien entendu, ils repartirent de la tribu Mordris avec de nombreux sacs de thé, et des bijoux qu'on leur avait offert.
A une autre fois...
18:40 Publié dans Micro | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ivi kromm, écriture, tordu, Littérature, poésie, nouvelles et textes brefs, Art
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