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23.09.2007

STUP!

(Stupeur, stupidité, stupéfaction)
Un roman jamais fini sur l'avantage du dictionnaire dans un monde incompréhensible et casse-gueule.

Le monde nous envahit. Regardez autour de vous: il est partout. Impossible de s'en débarraser. N'est-ce pas la preuve que la liberté humaine n'existe pas? Chaque être doit donc se construire sa propre liberté à l'intérieur même de ce monde. C'est ce que fit Sophie, quarante-deux ans, infirmière.

Et voilà que Sophie, fichée, cataloguée, est entrée en scène. Elle est entrée dans votre monde. Sans que vous l'ayez choisi... Le monde dans lequel vous êtes entrés vous l'impose. Mais comme rien n'est complètement sans intérêt, vous allez pouvoir regarder par le trou de la serrure comment Sophie s'est construite, se construit, oriente sa liberté, évolue dans le monde par choix ou par hasard. Dieu sait que le hasard fait bien les choses.

Ah! Beauté du monde! On se fiche de toi.

 

Stup, stupeur...

Il suffit, pour commencer, que Sophie ait un mari... qui, dans leur grand jardin (ils habitent à la campagne), élève quelques chèvres. Et puis quoi? Autant en profiter pour avoir de la bonne viande pas chère! C'est ce que leurs amis font en tous cas... Donc on tue les jeunes boucs, quand ils sont encore chevaux. Mais pour cela, car si on suivait le chemin légal, on n'aurait pas fini! Donc pour cela, on appelle le boucher, Bernard. Bernard le boucher. Bernard a la tête de l'emploi. Pas que la tête, d'ailleurs... Bernard, c'est le vrai Bernard. Le Bernard-type. Car contrairement à ce que l'on pourrait croire, beaucoup de Bernard n'ont pas le physique du vrai Bernard... Ils ne sont pas dignes d'être des Bébères... Ou des Nanards... Ils sont victimes de toute cette génération de jeunes parents qui ont pu voir la douceur, la joie de vivre, l'harmonie... dans ce prénom (les soirs de pleine lune surtout).

Remarquez que le boucher pourrait tout aussi bien s'appeler Yvon. Ça lui irait même mieux. Bien entendu, l'analyse du prénom Bernard est valable pou Yvon aussi... On peut même la compléter, Yvon a un avantage: le goût du terroir. Par exemple, le beau héros à la grosse trentaine de la saga de l'été peut s'appeler Yvon. Ce n'est pas choquant, ça donne du style. Par contre, le jeune de la série pour jeunes doit éviter Yvon et Bernard. C'est plus sérieux de s'appeler Bradley ou Jason (attention pour les puristes, nous parlons bien de Djézonne) quand on habite à St Trop'.

 

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