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25.09.2007
STUP: Stupeur...
Enfin! Revenons-en à nos chèvres et à Yvon le boucher. Yvon est donc gros, gras, sâle. Il lui manque des cheveux, et il a un genre de demi-tablier en caoutchouc vert autour de la taille, ainsi que les bottes assorties. Attention, ces détails sont importants pour qu'il ne s'agisse pas de Jérôme, de Laurent... mais bien d'Yvon.
Bref, Yvon et Gilbert (le mari à barbe de Sophie), attachent la blanche créature bêlante à une corde pendue au plafond de la grange. L'hurlante à présent est, plus précisément, attachée en l'air par la patte arrière gauche. C'est à ce moment que Juliette, la fille ainée en crise de la maison, fait une pause dans le spectacle: c'est vraiment atroce.
Mais à dix-sept ans, curiosité s'impose, et elle pousse cette dernière jusqu'à regarder à l'intérieur du seau que Gilbert vient de rapprocher de la maison... De options se présentent alors à l'esprit de Juliette: vomir sur son père ou partir en courant. Les boyaux. Le sang n'est pas, pour ainsi dire, sa tasse de thé. En plus il est bizarre: le sans caprin est un peu lacté... Berk, chassons cette idée de ce pauvre cerveau qui a mieux à faire à cet âge. Laissons-le aller se réfugier devant la télé, où Hugo, le second, et Léa, la petite dernière, suivent déjà les aventures de Bradley et Djézonne sur la côte d'Azur.
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Quoi? Ce n'est pas toi qui a écrit cette lettre? Mais alors...
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...
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Mais qui cela peut-il bien être? Il faut absolument que j'appelle Kimberley.
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Kimberley? Mais elle embarque en ce moment même pour la Corse avec Kévin!
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Kévin? Mais bon sang (Juliette frôle le malaise), je comprends tout! Cette lettre, Djézonne, c'est Kévin qui l'a écrite.
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Il faut prévenir la police.
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Non, le commissaire Vardier refusera de nous croire. Vite, dépêchons-nous! Qui sait s'il ne lui a pas déjà fait du mal!
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Mais dépêchez-vous! se croit obligée d'insister Léa, stressée.
DRIIIIIIIIIIIIIIING! DRIIIIIIIIIIIIIING!
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Léa, va répondre.
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Mais non!
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Kimberley!
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DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING!
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Léa va répondre tout de suite!
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Pfffffffff..
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Oh! Ma chérie...
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DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING!
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Putain t'es chiante hein! Allô?
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Allô... Juliette?
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Oui!
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Salut c'est Corinne. Ta mère est là?
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Oui, je vais la chercher.
Clang. Et, sur le pas de la porte:
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Maaaaaaamaaaaaaaaaaaaaan! Tééééééééééélééééééééééééphooooooooooone!
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Ouais dis que j'arrive!
En revenant vers la maison, Sophie retire ses gants de jardinage, de bricolage et de découpage de chèvre, les jette à terre et marmonne « Ras-le-cul d'ce truc. Ça sonne toujours au mauvais moment! ». Et puis, à l'intérieur, elle empoigne le combiné.
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Allô... Ah, salut Corinne. Ça va bien? Ouais carrément, on est avec le boucher là... Dans vingt minutes? OK, pas d'problème.
18:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ivi kromm, automne, stup, tordu, écriture, Nouvelles et textes brefs, société
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