08.05.2008
Travelling
Suivez-moi, attendez mon retour, où faites du stop, à la prochaine, quoi.
Ivi Kromm, jeudi 8 mai 2007, 03H52.
04:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ivi kromm, poésie, politique, actualité, nouvelles et textes brefs, vie, vacances
28.02.2008
Un peu de soleil, et tout à coup quelque chose se passe... Bien sûr c'est un désastre écologique, mais tant pis, on a lutté, alors maintenant, vivons.

Partout sur la montagne, sur la ville qu'elle abrite, un soleil radieux illumine la vie. Une chaleur heureuse sur les rochers froids que la mer engloutit avant de disparaitre et partout sur la plage des gens vont et viennent; les parents aux pas tranquilles, les enfants qui gambadent et gravissent le moindre amas de graviers...
Des jeunes. Des lycéens aux pantalons courts, les pieds nus et la bière à la main tournent autour de nous le torse fier et la tête touffue. La jeunesse. Je me voyais vieillir, je l'avais oubliée, les bonheurs incroyables, le bien-être anodin de ces jours d'été dans l'hiver froid, cette sensation d'une vie facile et généreuse car après tout le monde se fout bien de nous et nous nous en foutons puisqu'on est heureux.
Et je suis là seul avec mes souvenirs, perché sur un coin d'herbe puisque je suis parti en explorateur, je suis là et soudainement me reviennent les douceurs d'un passé proche mais enfoui, Coco et Pierricko sur le rocher rouge, Rozenn à la terrasse d'un café, Chato et Elod dans l'herbe près d'une tente, Guylaine au volant de la liberté, Klervi bourrée qui délire et tant d'autres, Anno il y a longtemps, le sourire de Tang et l'insouciance, l'insouciance bien consciente que le monde nous appartient et que toujours on y trouvera un morceau de pain, un diabolo et une clope.
Mon foyer du moment pourrait bien s'écrouler sur tous mes objets...
Je suis là sur la roche entouré de cette odeur d'herbe folle, autour de moi l'essentiel: ma veste, mon stylo, mon sac à dos.
Je suis toujours vivant.
9/2/8 Constitution Hill.
00:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, musique, actualité, écriture, environnement, vie, voyage
19.11.2007
Allons dans la maison!
Alors voilà, la victoire du monstre se profile?
Il est toujours temps, vous savez, toujours.
Renoncer c'est mourir.
D'accord, pas pour l'éternité...
Mais mourir quand même.
Peut-être avez-vous besoin de la maison?

Ivi va vous ouvrir la porte...
Il y a Bette Midler qui chante et rit,
Il y a un Dieu qui souffle dessus,
Et pour vous y rendre, c'est Baudelaire qui vous guide.
La voix
Mon berceau s'adossait à la bibliothèque,
Babel sombre, où roman, science, fabliau,
Tout, la cendre latine et la poussière grecque,
Se mêlaient. J'étais haut comme un in-folio.
Deux voix me parlaient. L'une, insidieuse et ferme,
Disait : " La Terre est un gâteau plein de douceur ;
Je puis (et ton plaisir serait alors sans terme !)
Te faire un appétit d'une égale grosseur. "
Et l'autre : " Viens ! oh ! viens voyager dans les rêves,
Au delà du possible, au delà du connu ! "
Et celle-là chantait comme le vent des grèves,
Fantôme vagissant, on ne sait d'où venu,
Qui caresse l'oreille et cependant l'effraie.
Je te répondis : " Oui ! douce voix ! " C'est d'alors
Que date ce qu'on peut, hélas ! nommer ma plaie
Et ma fatalité. Derrière les décors
De l'existence immense, au plus noir de l'abîme,
Je vois distinctement des mondes singuliers,
Et, de ma clairvoyance extatique victime,
Je traîne des serpents qui mordent mes souliers.
Et c'est depuis ce temps que, pareil aux prophètes,
J'aime si tendrement le désert et la mer ;
Que je ris dans les deuils et pleure dans les fêtes,
Et trouve un goût suave au vin le plus amer ;
Que je prends très souvent les faits pour des mensonges,
Et que, les yeux au ciel, je tombe dans des trous.
Mais la Voix me console et dit : " Garde tes songes :
Les sages n'en ont pas d'aussi beaux que les fous ! "
(Les fleurs du mal)
Les prochaines notes, alors, ce sera La Maison, une nouvelle ni longue ni courte où nous mène la voix... C'est bon pour vous, car quand on y rentre, après, on peut en sortir.
16:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, littérature, france, société, grève, université, poème
14.11.2007
Echangeur
Ah, c'est dur, c'est dur de se consacrer à sa chère mère Patrie quand déjà on l'aime pas, et qu'en plus, comme le veut son grand gourou, on l'a quittée.
Je ne voudrais pas d'un pays plat.
Mais, Dieu Merci, tout le monde n'est pas aussi mauvais, et il y a donc plusieurs personnes dont Ivi vous propose de faire la connaissance...
Des gens qui ont des noms. Des gens qui ne sont pas "un cheminot", "un marin-pêcheur", qui ne sont pas quelqu'un dans la foule, ils ont un nom, comme tout le monde, la différence c'est qu'ici on veut bien se donner la peine de l'employer.
Il y a tout d'abord Gaëtan. Gaëtan se propose d'être président! Un président qui s'appelle Gaëtan... On aura tout vu, hein? N'ayez crainte, c'est aussi un exilé. Il est pas trop mauvais pour mettre les choses à plat, à vous de mettre les pieds dedans.
Ivi pourrait être publicitaire, n'est-ce pas? Jeux de mots et tout...
Bon et il y a ensuite... Justine. Elle fait du zapping, mais pas à la télé, dans la vie. Paf, un truc, une situation, un évènement, une phrase... Allez comprendre... C'est ça le boulot, le plat de résistance. C'est simple et pas clair du tout, voilà l'intérêt.
Et puis je vais terminer avec Geörgette. Alors là c'est du lourd. Non seulement c'est pas clair, mais c'est pas simple non plus. Ille (ouais, un peu des deux quoi, mais les artistes c'est comme les anges) vous livre des polars bien pas de chez nous et autres produits dérangeants. Et ille a le power de vous faire tomber dedans.
PLOUF.
18:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, art, france, blog, société, ivi kromm, écriture
09.06.2007
MANIFESTE
Qu'on m'appelle "p'tit con", "punk", "altermondialiste"
Ou n'importe quel nom rimant avec "gauchiste"
C'est toujours de l'insulte et de la présomption
Que pointe ce tumulte? Ma grande agitation!
Agitation extrême: du gentil "utopiste"
A la nervosité de l'anxieux "anarchiste"
Comme si tel phonème en suffice collait
A ma peau pas lavée dès que l'on y crachait!
Pourtant je ne suis rien! Je ne m'appelle pas
On me voudrait du bien? Qui peut prétendre à ça?
Moi seul - montré du doigt - dirai ce que je veux.
On ne me gère pas. On se tait. On m'écoute.
Et l'on fera ensemble sinon - qui en doute? -
Comme la nation tremble elle sera toujours deux.
mardi 05/06/07, Brest.
18:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, poésie, france, langue française, aujourd-hui-autrement, décroissance, identité
09.04.2007
"Les français sont et veulent"
Mais au fait, c'est qui les français?
Ivi est-il français?
Il ne se reconnait pourtant pas toujours dans ce que les français sont et veulent selon les grands experts qu'on nous expose à longueur de journée, à commencer par les 12 (mais où est le Messie?). C'est comme les sondages et les "panels représentatifs". Comment fait-on pour réunir un "panel représentatif"? On compose à partir de catégories, certainement. Et puis on téléphone.

Ivi est étudiant: il n'a pas les mêmes opinions que tous les étudiants.
Ivi est jeune: il n'a pas les mêmes opinions que tous les jeunes.
Ivi est brittophone: il n'a pas les mêmes opinions que tous les brittophones.
Ivi habite à Brest...
Ivi est issu d'un milieu rural et modeste...
Ivi a les cheveux châtains...
Je continue?
Ivi est fumeur.
Ivi est investi dans le monde associatif.
Ivi aime la littérature...
Mais enfin c'est quoi ma catégorie? Je suis représenté par qui dans les français représentatifs?
Et bien oui, c'est bien ça: par personne.
Car, comme chacun de nous, j'ai bien peur de n'appartenir qu'à une catégorie, celle des Ivi Kromm, la mienne, où je suis seul. Alors après tous ces collectifs, parlons un peu de soi, d'individu.
Ô Vieillesse déjà!
(le sonnet de la jeunesse... Tu parles!)
Je suis aquatique je suis cyclotimique
J'accoure m'éclater en vain sur les rochers
Je dors dans les criques je vis d'une musique
Que seuls savent jouer les marins enivrés.
Sans chaînes je suis libre, jamais en équilibre
Je m'accroche aux falaises, en retombe à mon aise
Car je suis fait de fibres, je suis né dans le Tibre
J'ai brûlé dans les braises, j'ai mordu dans la glaise.
Ô vieillesse déjà qui s'accroche à mon corps
Tu ne feras pas loi ici dans mon décor
J'ai encor long à vivre et je suis toujours ivre!
Qu'on cherche à m'imposer quel qu'en soit le principe
Un cadre où m'ajuster je sortirai mes tripes
J'ai encor long à vivre: vous n'avez qu'à me suivre.
Café de la plage, place Guérin, Brest.
Fini à 17h45 le jeudi 15 mars.
17:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sondages, politique, intime, poésie, blog, musique