28.03.2007
Du vivant
Le coquillage
Pourquoi avoir brisé ce joli coquillage ?
Ce fruit d’amour nacré de la mer et des vents,
La fragile dentelle qui brillait sur la plage
Que le soleil tissait de ses rayons tremblants.
Vois sur ta main des débris restent encore
Le sable en est plus beau mais mon cœur est plus froid,
Il sent le souffle triste d’une semblable mort
Quand tes désirs lassés ne vogueront plus vers moi !
Yvonne Benoist
Pour une fois, une traduction digne de ce nom :
Ar grogenn-vor
Perak bezañ drailhet ar grogenn-vor brav-mañ?
Frouezh nakret karantez an avel hag ar mor
An dantelezh bresk-se war an aod o lufrañ
Bet gwriet gant bannoù krenus an heol o c’hor.
Ouzh an dismantroù a chom, sell ‘ta war da zorn
Emsavoc’h eo an traezh met bihan ma c’halon
C’hwezh trist ur seurt marv a santan en he c’horn
Hini da enoe o vageal davedon !
Ivi Kromm
Ce poème pour le plaisir d’illustrer ce qui a maintes fois été répété, notemment par la Pascale dont le film a gagné les Césars de cette année :
La culture est absente, inexistante, dans ces débats de campagne.
En voici de la culture.
Voici aussi une des profondes convictions d’Ivi Kromm :
La Nature est un tout.
Un coquillage un sentiment humain.
D’où un certain respect, qui est complètement associable
avec l’amour de la Cité !
Et notre chère côte…
Sans sa mère la Nature, l'homme est d'une faiblesse
qui le réduit à néant.

19:50 Publié dans Ouessant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : culture, césars, politique, poésie, présidentielles 2007, littérature, brezhoneg
08.03.2007
Pétrole sur le Trégor
La mer
Tu es belle ma vivante !
Avec tes yeux d’émeraude ou avec tes yeux gris
Tes tambours guerriers frappant les roches dures
Ta cruelle beauté ou ta douceur profonde,
Ils peuvent te labourer tous les vaisseaux du monde
Tu es vierge à toujours ma mère et mon amante
Et simplement te voir c’est t’aimer à jamais.
Yvonne Benoist
Et après on s’étonne qu’on veuille nettoyer nos plages !
Les risques, d’accord, mais notre pays d’abord.
Le jour où elle écrivit ces lignes, Yvonne Benoist savait-elle qu’il faudrait un jour défendre la bafouée, la salie ?
Et puis non, je n’ai pas envie d’aller en vacances dans les palaces occidentaux des pays chauds !
Je reste chez moi, qu’on me laisse profiter de ma nature !
Car pour ça je n’ai pas besoin de voiture, ni de pétrole…
19:40 Publié dans Ouessant | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mer, poème, poésie, pétrole, actualités, total, bateau
08.11.2006
Alex, l'ami en général.
Bon ami en particulier.
Alors Alex?
Un mois sur Ouessant (5)
Accepterais-tu toi mon ami que l'on passe
Le retour sur le pont d'une vieille carcasse
Quand de son ventre énorme, la mer tremblante gronde
Et qu'elle s'unit au vent, par la force du monde
Pour écouter, craintifs, leurs voix hurler "Respect!
Ou le jour va venir: nous briserons vos quais
Vous pourrez vous cacher au plus profond des villes
Nous dévasterons tout; ne gardant que cette île."
Fin.

09:05 Publié dans Ouessant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ouessant, poème, écologie, moret, peinture
04.11.2006
Toi !
Un mois sur Ouessant (4)
Un mois d'hiver sur l'île
Quand les touristes bossent
Dans la crasse des villes
Viens-tu rouler ta bosse?
Le jour sur les sentiers
Quand l'orage s'enflamme
Enfin risquer ta vie
Sur le bord des falaises
Pour revenir trempés
Le voudrais-tu Madame?
Sauvage dans mon lit
Qu'est-elle près des braises
Qui crépiteront la nuit
Quand nous serons sous les toits
Ecoutant le vent qui crie
Qui arrache de ses bras
Nos vieux abris vacillants
Un mois d'hiver sur Ouessant.
La nature n'est pas un danger dangereux.
Ivi Kromm l'ignorait, alors il est allé juger sur place:
En crevant de trouille, il prenait son pied.
11:15 Publié dans Ouessant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ouessant, écologie, poésie, plaisir
31.10.2006
Toi chère mamie
Un mois sur Ouessant (3)
Toi chère mamie
Avec qui je passe
De longues heures d'ennui
Toi que le temps chasse
Ta télé invincible pour musique de fond
Quand nous jouons aux cartes, quand nous discutons
Quand le gaz inlassable, gâchant la nourriture
Fais brûler tes casseroles, quand tu prends ta voiture
Viendrais-tu avec moi
Un mois sur Ouessant?
Et oui, nos bons vieux qui ont connu un monde plus sain ne sont pas les premiers à se rendre compte du changement.Peut-être à force d'avaler des médicaments?
10:10 Publié dans Ouessant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, écologie, mamie, ouessant
27.10.2006
Toi ma chérie
Un mois sur Ouessant (2)
Toi ma chérie
Avec qui je passe
Des moments de folie, oui toi qui m'embrasse
Quand nous restons des heures, enlacés dans la douche
Quand sur nous l'eau ruissele, et puis quand tu te couches
A mes côtés, pour rester enlacés
La nuit entière, la lumière allumée
Viendrais-tu avec moi
Un mois sur Ouessant?
L'écologie au delà des mots, c'est tout simplement... un peu de reflexion, et de volonté aussi... Savoir résister au luxe, et à la pétasse du Front de Libération des Cils, et se rendre compte qu'il y a des sensations fortes ailleurs que sur les sièges moltonnés.
09:30 Publié dans Ouessant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ouessant, poème, écologie
23.10.2006
Toi mon ami
Un mois sur Ouessant (1)
Toi mon ami
Avec qui je passe
Des moments agréables, buvant des tasses
De café, des coupes de champagne
En haut des buildings, loin de la campagne
Quand nous nous foutons des pauvres, de la planète
Méprisant les plantes, oubliant les bêtes
Viendrais-tu avec moi
Un mois sur Ouessant?
Sacré Al Gore! Il est fort, lui. Tous au cinéma! On avait déjà Nicolas Hulot à la télé, voilà un renouvellement du genre avec l'écologie ou comment remplir les sièges des gigantesques multiplexes grandes surfaces. Et une scène de plus pour guignol. En attendant de vous parler du théâtre local et international (ça va venir bientôt), voici en cinq étapes la chanson de Ouessant, écrite au printemps 2006... Ou l'écologie aux Temps Modernes.
09:15 Publié dans Ouessant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ouessant, poème, Al Gore, écologie



