16.05.2007

Car vous saviez.

L'ombre

Le monstre est revenu et dans sa repentance
Ce mauvais comédien a pourtant réussi
A séduire le peuple, même à le mettre en transe
Et il en prend la tête, regardez-le qui jouit!

Déjà il vous méprise, établi intouchable
"Mes esclaves" vous dit-il, "enrichissez-moi!"
Et vous répondez "Oui!", non non, n'inventez pas
Pour justifier votre acte lâche et fou, de fables.

Mais vous feriez bien pire en disant vos regrets
Car vous saviez. Combien vous avaient prévenus?
Sa poudre était grossière, lui-même l'avait fait.

Mais vous avez cédé, dominés, par faiblesse
Allors baillonez-vous, grossiers, serrez les fesses
Payez, priez pour nous... Nous regagnons la rue.

08/05/07 

21.04.2007

Politique = Culture

Rimbaud est toujours là, malgré tout.
Twelve est un fauteuil chaud dans un bar accueillant ou une vallée verdoyante au milieu du béton...
Coco entre aux Beaux-Arts, ça y est!
Eh non, là où tout semble sec, voire moisi, même, l'Art vit encore!
L'espoir aussi.
Souvenez-vous de nos victoires, pas si anciennes!
Il est encore temps de vaincre!

Ma Bohème

Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;
Oh ! là là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur ! 

On veut discuter de culture, mais le monde d'aujourd'hui permet-il réellement la culture? On cite Rimbaud, un clochard homosexuel, parmi les plus grands poètes. Nerval était un drogué suicidaire. Van Gogh était pauvre et fou, aussi alcoolique que son compère Gauguin!. Comment ce genre de génies pourrait-il s'exprimer aujourd'hui? Sommes-nous condamnés à vivre de nos merveilleuse et délicieuses cendres?

Choisir la personne que nous voulons voir arriver au poste de président de la République est une chose. Mais que toutes les personnes qui prétendent aimer l'art ou être artistes votent pour un monde où Rimbaud pourrait vagabonder sans un sou, à pied, à travers une Europe libre, folle, faîte de différences.

Moi je la sens cette victoire. Tentons le coup, jusqu'au bout, ne nous résignons pas, ne nous vendons pas, on en retirera toujours quelque chose.

Elle est là, sous nos yeux, elle est de retour, la culture.

Bonne journée à tous.

(images: cliquez pour comprendre)


30.03.2007

Tu m'écoutes?

A propos de la gare du Nord et tout ça...

L'image “http://www.liberation.fr/actualite/politiques/elections2007/_files/file_243936_87566.jpg” ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.

Ô France!

J'ai traversé les âges, traversé les milieux
Du plus haut au plus bas j'ai traversé la France!
J'ai vu des choses folles, parfois j'ai trouvé mieux
Mais toujours la violence! Mais toujours la violence!

Ô! Vieux pays d'esprit, de culture et de droit
Quel serpent t'a mordu pour que tu stagnes ainsi?
Tu as relevé l'homme de la boue par tes lois
Pourquoi le maintiens-tu sous ton pied aujourd'hui?

Si l'homme aux autres animaux est supérieur
Ô France! Tu ne peux pas être son éleveur
Tu dois le soutenir et non gérer sa vie.

Ne viens pas le freiner de toute ta puissance
Lui redonnant envie d'animale violence
Car tu l'as voulu libre et tu l'as réuissi.

29/03/2007, 13-14heures, Le Bouguen, Brest.

Je n'ai pas grand-chose à rajouter...
A nouveau, grâce cette fois-ci aux réactions, je me rends compte que De Villiers est le pire de tous... Mais ne nous étalons pas, je vous en reparlerai dans le conte que vous découvrirez dès les prochaines notes...
Par contre ce sera en breton. Ça faisait longtemps!

26.03.2007

Pars... Et ne reviens jamais!

Devinez de qui ça parle...

L'Oracle

Entendez-vous ces pas lourds de sens, ces voix graves ?
C'est le monstre qui descend de son piédestal !
Il nous quitte, la tête haute, il part sans entraves
Une lueur dans ses yeux malgré ses mains sales.

Bonne gens, ne dansez pas ! Voyez: - Où va-t-il ? -
Il va courir la campagne en quête de sang !
Nous l'entendrons hurler ! - Pourquoi? Que cherche-t-il ? -
Il cherche à revenir plus gros et plus puissant.

Prenez garde ! Car - Mon Dieu! - dans son glorieux retour
Il vous tendra la main et de mots de velours
Il dira "J'ai changé ! Je viens pour vous servir !"

Souvenez-vous alors de toute la souffrance
Que le monstre a semé ! Vous n'aurez qu'une chance
S'il arrive à entrer, il aura votre empire.

18h, 25/03/2007, le Bouguen, Brest. 

22.03.2007

Question de volonté...

Ils sont douze. C 'est clair, net, définitif.
Et il y en a trois dans un mouchoir de poche!
Je ne vais pas m'attarder sur les sondages, j'en ai déjà parlé et en reparlerai bientôt...
Mais plutôt sur ce qui commence maintenant, et moi là-dedans.

Résistance poétique

Des dés pipés, tavelés, des tabellions fous
Courent sur l'écorce d'un melèze mourant
C'est ainsi que débute un spectacle qu'on joue
Ici-même là où grandissent nos enfants

Héros malsains d'une mauvaise tragédie
Des sophistes médusants lancent leurs répliquent
L'une est de l'autre la triste tautologie
Mais des paroxytons rendent ces mots magiques

Je gaspille mon temps entre une heure et midi
Moi, paria officeux, je n'ai bien qu'une vie
Mais mon crayon m'attrappe sans me prévenir

Et il me fait verser, insolente praxis
Dans chaque parenchyme, ma crème de cassis
Pour voir, à sa manière, le spectacle finir.

terminé vers minuit le 20/03/07,
le Bouguen, Brest.

04.03.2007

500 signatures

Moi le citoyen 

J'ai parcouru, parcouru
Arpenté les chemins
D'une France apparue
Comme arme de défense
Ce recours pour demain
Que rarement j'ai vécu
Me ramène à l'enfance
Où je voulais en vain
Défendre mes idées
Organiser ma vie
Mais l'enfant est mort-né,
Car il doit sans un bruit
Laisser l'adulte voir
Décider et vouloir
Ce que rythme l'ennui.

Pourtant l'enfance prend fin.

C'est le cycle de la reproduction.

Et l'on devient: Citoyen.

Seulement là aussi il y a une enfance
Une belle enfance sombre tel un non-dit
Elle luit dans l'indifférence.

Si l'on gigote assez bien on nous autorise
Nous formant à bien faire: tâches qu'on nous confie
On réfléchit, on analyse.

C'est le mérite, la chance, la sélection
Elle est implicite, mais si l'on tiend bon
C'est la bâtarde adolescence!

Il semble que la France trouve ses adultes
Sur nomination du grand-père suprême
Mais en le respectant on dirait qu'on l'insulte
Car il est désigné par les enfants eux-même!

Mais comment le désignent-ils?

Ils choisissent parmi les citoyens valides
Validés par les adolescents qui souvent
Respectent les consignes d'adultes aux coeurs vides
Consignes qui varient selon le sens du vent.

Brest-même, 27/02/07
Moi le citoyen, j'ai voulu comprendre de quoi il en retourne quand on discute de ces histoires de 500 signatures...
Une image revient souvent: la croissance.
Mais je tâcherai d'en faire autre chose.
Ivi Kromm.