21.06.2007
De Juppé...
Trop drôle ce qui lui est arrivé.
Vous croyez que c'était prévu? Hein? Vous croyez que...
J'm'en fous. Au pire, c'est le dindon de la farce...
Trop, trop drôle.
Et du coup j'ai envie de lui dédicacer un sonnet sans titre.
1/3
Elle avait un court châle à chahuter sans cesse
Pour goûter à tout prix aux saveurs de sa peau
Car lorsque l'on voyait son visage, ses tresses
On ne l'oubliait plus, on rêvait à ses mots.
On rêvait à son corps, opulent et affable
Qui se donnait à vous au creux d'un chaud pucier
Nombreux ceux qui l'aimaient sur l'herbe ou sur le sable:
Pugilistes, barbons, freluquets, roturiers.
Tous les hommes du peuple - et elle en prenait soin -
Venaient en ses contours chercher du réconfort
L'âme et les bras puissants ils sortaient au matin!
Quand aux jaloux huppés qui l'appelaient "la pute"
S'agitant devant eux, généreuse et hirsute
Elle se foutait d'eux comme on se fout des morts!
Terminé vers 14h15 au Bouguen le 20/06
Bonne fin de mandat M. Juppé!
C'était ... "Garde ta bourse! On ne me paye point."
21/06/07... Ce soir allons danser, chanter, "Merde aux cons!"
Ahahahahahaha!
16:30 Publié dans Micro | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Politique, ump, législatives, poésie, musique, femme, juppé
17.06.2007
Maintenant qu'il est trop tard...
Il y a des jours comme ça... On aurait envie de pendaison sur la place publique.
Enfin... Non, bien sûr. Un coup de pied au cul. Déjà ça soulagerait.
Bref...
Ça y est, on va avoir la paix pour... un an à peu près ou quelque chose comme ça. Et puis tout va recommencer. Comme tout. Tout recommence tout le temps. Chaque année, début juin, des bacheliers, des bacheliers, des bacheliers... Et chaque année la philo de Paris passe au journal. Et ensuite? La campagne officielle bien sûr! Mais maintenant qu'il est trop tard...
Légiférer
Que gagnons-nous à travailler? Beaucoup, c'est sûr,
Tant que ce travail reste un choix, pas un calvaire
Mais un autre problème à résoudre est plus dur:
Que gagne un député à travailler? Ou perd?
Ce qu'il gagne? De l'argent, la distinction sociale,
Tout ce qui va avec et puis d'être impétrant
Dans le cercle de ceux qui font le bien, le mal,
Comme fait le bon Dieu la pluie et le beau temps.
Il perd son allégeance à la démocratie
Bafouant le citoyen qui jadis l'élisit
En rendant toujours plus complexe son Etat.
Bien qu'ensemble il nous faille des règles de vie
Comment comprendre et vivre dans un pays qui
- Nul ne doit l'ignorer - légifère à tout va?
terminé vers 1h30 au Bouguen soirée du 14/06/07
19:45 Publié dans Micro | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, legislatives, poesie, elections, ivi kromm, philosophie, france
15.06.2007
Deuxième tour, et encore deuxième tour!
Intention de vote
Le monstre gagne en force utilisant la flemme
Et l’on s’indigne, on crie « Mais mobilisez-vous ! »
Bien… Que pourrais-je faire, il est vieux votre thème
Il est flasque, il est traître, il me met à genoux.
Je m’exclame haut et fort « J’aime la liberté ! »
Il me répond « Il n’y a pas d’amour heureux. »
Je hurle « Maintenant ! Et sans la négocier ! »
Il dit « La nuit porte conseil, ferme les yeux. »
Votre système car vous le reconnaissez
Fais que je ne peux voir mes idées obtenir
Un seul petit micro et ceci me fait dire :
Qu’alors non, je ne serai pas mobilisé
Je ferai mon devoir, passerai à la caisse :
Chierai dans l’isoloir, puis serrerai les fesses.
Terminé vers 14h30 le 11/06/2007 au Bouguen.
18:55 Publié dans Micro | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, législatives, PS, élections, gauche, poésie, Littérature
14.06.2007
Vive la République, Vive la France!
Que comprendre? Que voter? Voici un expemple à la sauce Ivi Kromm.
Marie-Renée Oget, candidate à sa propre succession à l'élection du député de la 4ème circonscription des Côtes d'Armor, Guingamp/Plestin-les-Grèves/Rostrenen, découpage administratif stupide s'il en est, c'est à dire à l'image du département.
Stupide ou très cohérent dans une logique de manipulation des habitants puisque les conditions géographiques rendent impossible le débat déjà inexistant des législatives. Le territoire est très étendu, et ne se rattache à aucune identité, histoire particulière, donnée économique locale commune aux communes, du moins différentes de celles d'à côté. Il n'y a pas de centre de rassemblement, les trois villes principales ne gravitant pas autour des mêmes pôles, donc pas de transports ni de routes permettant un accès rapide d'une ville à l'autre et pas de média correspondant à la zone... Bref, impossible de connaitre tous les candidats, d'imposer des thèmes de campagne - c'est quand même le droit des habitants - de donner lieu à des débats entre les candidats accessibles à tous les citoyens, ou encore plus entre tous les citoyens. Il n'y a ainsi absolument rien de local dans cette élection. Quel enjeu! Surprenant que la participation soit faible. Reste le pseudo-débat national. Pourquoi dans ce cas maintenir ce système, refusant la proportionnelle que tout le monde demande alors que plus personne n'a d'arguments en faveur des circonscriptions?
Pour interdire l'entrée des partis porteurs d'idées à l'assemblée nationale, on suppose. En l'occurence, ce système a réussi à éliminer, petit à petit, les communistes, qui devaient faire tâche dans le décor. L'UDF morcelé a un avenir brumeux. Le PS, enfin, dont Sarkozy a bousculé l'orgie, se comporte avec les citoyens comme la poule avec le couteau qu'elle a trouvé et sa basse-cour entonne un horrible chant du cygne. Cette vague bleue n'est pas un fait électoral, mais un grignotage savamment mis en oeuvre...
En rappelant qu'il ne peut s'agir d'une élection locale d'une part et de l'autre qu'une bonne moitié des citoyens ne veut pas du projet de son président, nous conviendrons donc du fait que les élections législatives, qui désignent les représentants du peuple, sont une arnaque tout à fait anti-démocratique.
Malgré tout et en particulier son air méprisant, il faut reconnaitre que la profession de foi de Marie-Renée Oget, candidate PS, était assez convaincante. Elle rappelait, sans trop de précision bien sûr, les différentes actions de la députée et les objectifs presque concrets qu'elle se donne.
Mais voilà... Voici la retranscription exacte de la phrase de conclusion:
"Dès le premier tour, votez et faites votez Marie-Renée Oget..."
Si cet énoncé ne vous choque pas, c'est que vous pouvez encore voter socialiste!
Ivi Kromm, 21h le 11/06, au Bouguen.
18:10 Publié dans Micro | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Politique, UMP, legislatives, ps, pcf, UDF, poésie
12.06.2007
Vos gueules
Après l'évènement
Ils palabrent déjà, les moulins à paroles
Ils disent tout ce que l'on peut trouver à dire
Comme le ferait un jeune imbibé d'alcool
Ils se lancent dès qu'on les sonne mais les rires
Sont étouffés. Car cette race est celle qui
Prétend nous défendre et emmener le pays,
D'ailleurs pour l'occasion alors qu'elle disserte
Elle cite et recite ses grands noms, ses dates.
L'auditoire s'endort? elle donne l'alerte
Quand elle ne sait plus elle se fait pirate
Et sabote elle-même son propre bateau.
Pour y faire tremper son énorme cul - l'eau
Va, elle y compte bien, faciliter l'entrée
De ceux qui pour un bateau neuf vont s'épuiser.
terminé vers 21h le 11/06/07 au Bouguen.
RETRANSCRIPTION PRECISE ET EXACTE

(Erk!)
Pour le plaisir et l'égalité, voici une perle trouvée dans la profession de foi de Marie-Elisabeth Bague, candidate UMP de la 4ème circonscription des Côtes-d'Armor:
"Je veux vous garantir un véritable service au public, nécessaires à la cohésion sociale et condition indispensable à l'attractivité de nos territoires ruraux."
Non non, il n'y a aucune erreur, cette transcription est parfaitement fidèle.Comprenne qui pourra.
15:10 Publié dans Par la longue vue... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, législatives, ps, élections, gauche, poésie
03.06.2007
Pendant ce temps-là, 3ème.
Pendant que c'est reparti pour deux tours...
La ville meurt dans les grandes surfaces, le plâtre, le plastique, le métal de ses plaques.
Alors...
Hymne à la ville
Brest... La laide, sale et dépouillée, ville aux traits droits
Il m'a fallu du temps pour m'habituer à toi
Trouver de la vie dans les axes de ton sein
Par Jaurès et Siam, s'offrir St Malo, Guérin.
Ah Nantes mon coeur et Paris la Grande et d'autres!
Je ne vous connais pas mais je tremble avec vous
Quand de sots petits chefs méprisant vos apôtres
Vous baptisent, rebaptisent pour un rien, sans goût.
Enfin Lannion la mienne: mon berceau, mon cercueil
Ces fous te défigurent ignorant ton orgueil
Ils croient que tu leur appartiens: mais c'est l'inverse!
Comme elle s'offre au peuple et lui ouvre sa herse
A nous de garantir qu'elle reste un asile...
Moi l'enfant de la boue: je viens chanter la ville!
terminé à 1h40 soirée du 28/05/2007
Pendant ce temps-là des technocrates continuent de nous voler notre identité, nous la ville, et nous ne tentons ...rien? Au moins, prenons-en conscience.
19:50 Publié dans Micro | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, Législatives, poésie, musique, culture, nantes, mémoire


