29.10.2007

STUP: SEXE 3

Alors, le sexe tout au long de la vie? Concrètement, non. Tante Madeleine en est l'exemple même. Mais idéalement? Des parties de jambes en l'air à la maison de retraite, c'est cohérent? Si on retire le blocage mental qui nous rend cette idée dégoûtante, rien ne s'y oppose. Chacun fait ce qu'il veut.

  • Oui mais redescends sur terre Corinne. On peut pas juger de ça, on l'a pas vécu, on peut pas...

  • Bien sûr, mais il faut bien avoir une opinion!

  • Et je me vois mal aller demander à mon père s'il a une activité sexuelle!

  • Oulah! J'imagine sa tronche...

  • Non, sérieux, c'est leur problème, et ce sera le notre ensuite. C'est quoi cette tendance à mettre le cul au centre de tout? T'as plus de sous? Baise un coup! T'as plus de boulot? Baise un coup! Tes collègues t'aiment pas? Baise un coup!

  • T'es tout seul... Baise un coup! Eh bien non. Célibataire = condamné à tout foirer.

  • J'aimerais bien voir Chirac dire: « Vous êtes au chômage, vous êtes célibataires et vous galerez... Tant pis pour vous, le gouvernement ne peut pas marier tout le monde! »

  • « Moi, si j'ai réussi, c'est grâce à Bernadette. Un sondage négatif? Hop là, un petit tour dans la chambre à coucher et c'est reparti. »

  • Un mars et ça repart.

  • Ceux-là, j'espère pour eux qu'ils ne baisent plus.

  • Ouais...

  • Enfin, c'est comme tout le monde. Même les cons évoluent, et apprennent à prendre du plaisir autrement. Faut pas oublier que le cul, malgré tout le plaisir auquel on peut l'associer, ça reste un truc qui sert juste à faire des enfants. A se reproduire. Si ils laissent faire tous ces trucs pornos et autres c'est toujours de la manipulation. Entre l'avancée dans l'entreprise, le foot et la chasse à la femelle, qu'est-ce que tu veux que les jeunes s'interessent à la politique?

  • Heureusement qu'ils sont irrésistiblement attirés par l'alcool, ça leur remet les pieds sur terre!

  • Buvez les jeunes, buvez!

  • Ahlala... Qu'est-ce qui faut pas entendre, j'te jure.

  • S'ils connaissaient le tiers des plaisirs non-sexuels qu'on a connu, nous, tu parles qu'ils feraient des études!

  • On était pile la bonne génération. Débarassés des trucs d'avant, et pas encore emmerdé par les principes de maintenant. On était libres. On faisait des trucs de fous. On était jeunes quoi!

  • On avait pas peur, surtout, tu crois pas que c'est ça? On tentait tout et n'importe quoi, le monde nous semblait pas dangereux comme à eux. Ils osent à peine sortir dans la rue... Ou alors après deux heures de préparations en tous genre! Enfin... C'était bien hein?

  • Sophie, je crois que je vais me réinscrire à la fac.

21.09.2007

C'est reparti

Well, I've got to run to keep from hiding,
And I'm bound to keep on riding.
And I've got one more silver dollar,
But I'm not gonna let them catch me, no,
Not gonna let 'em catch the midnight rider.

And I don't own the clothes I'm wearing,
And the road goes on forever,
And I've got one more silver dollar,
But I'm not gonna let them catch me, no
Not gonna let 'em catch the midnight rider.

And I've gone by the point of caring,
Some old bed I'll soon be sharing,
And I've got one more silver dollar,
But I'm not gonna let 'em catch me, no
Not gonna let them catch the midnight rider.

"Midnight Rider"
Allman Brothers
Idlewild South, 1970


regarder la vidéo

"Fermez la porte, j'passerai par la fenêtre!"

06.03.2007

Amour amour

Alors ça y est, et c'est bien normal en cette période de campagne, l'homosexualité revient sur le tapis.
Et oui: chacun veut mettre en avant ses revendications, ses besoins, ses envies, obtenir des propositions, des promesses, pour se décider.


L'image “http://www.druuna.net/images/druuna/3/92.jpg” ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.

Alors pour ceux qui aiment se creuser la cervelle, Ivi vous propose un poème qu'il a écrit il y a quelques années, mais qui garde une place de choix dans la sienne...

Voyez le titre: tout cela correspond bien au sujet traité en ce moment sur ce blog...

Liberté

Entre deux sourires envoûtants
Réservés à de bien plus beaux
Elle m’avoua que sous les flots
Je trouverai son monde immense

Et moi penché sur son visage
Je l’embrassai comme en chantant
Je pensais guérir les dommages
Qu’avait causé ma longue absence

Amour ! dit-elle, Regarde-moi !
Voilà qu’arrive le bateau
Ecoute le secret des lois
Liberté fut son dernier mot.


Ecrit après avoir entendu les débats sur le mariage homosexuel, mai 2004.
Mariage, pas mariage? Bon d'accord chacun peut toujours se faire son idée...
Dans 4 jours, Ivi vous reparlera de ce besoin d'amour vu par la ville de Morlaix.

Serpieri, comme tout auteur, montre et dit des choses. Parfois, ces choses elles-mêmes disent et montrent d'autres choses! 

28.02.2007

A l'anglo-américaine

Qui aura le courage de se lancer dans l'étude de cet étrange texte des Pretenders?
Ivi Kromm vous laisse cette liberté.

Cats like me and you
Have got laws
That they adhere to
Laws outside the laws
As laid down
By those we don't subscribe to
The world is getting stranger
But we'll never lose heart
We can't just wait for the
Old guard to die
Before we can
Make a new start

Bring on the revolution
(keep the pressure on)
I wanna die for something
Bring on the revolution
I wanna die for something
Bring on the revolution
I wanna die for something
Bring on the revolution
I don't wanna die for nothing

For every freedom fighter
I wanna hold on tighter
To the hope and will you gave
You were the brave
You were the brave
And one day
When i hear your children sing
Freedom will ring
Freedom!

When we watch the children play
Remember
How the privileged classes grew
And from this day
We set out
To undo what won't undo
Looking for the grand
In the minute
Every breath justifies
Every step that we take
To remove what the powers that be
Can't prove
And the children will
Understand why

Bring on the revolution
(keep the pressure on)
I wanna die for something
Bring on the revolution
I wanna die for something
Bring on the revolution
I don't wanna die for nothing
Bring on the revolution
I wanna die for something

L'image “http://models.com/life_style/groove/tour_dates/images/pretenders.gif” ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.

Revolution, album Last of the Independants

24.02.2007

A l'américaine

Aujourd'hui, Tracy Chapman revient dans le monde d'Ivi Kromm pour, à son tour, proposer une base de réflexion sur la liberté.

Et ça s'appelle:
FREEDOM NOW

They throwed him in jail
And they kept him there
Hoping soo he'd die
That his body and spirit would waste away
And soon after that his mind

But every day is born a fool
One who thinks that he can rule
One who says tomorrow's mine
One who wakes one day to find

The prison doors open the shackles broken
And chaos in the street
Everybody sing we're free free free free
Everybody sing we're free free free free
Everybody sing we're free free free free

L'image “http://photos.lacoccinelle.net/87/32/208732.jpg” ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.

They throwed him in jail
And they kept him there
Hoping his memory'd die
That the people forget how he once led
And fought for justice in their lives


But every day is born a man
Who hates what he can't understand
Who thinks the answer is to kill
Who thinks his actions are god's will


And he thinks he's free free free free
Yes he thinks he's free free free free
He thinks he's free free free free

Soon must come the day
When the righteous have their way
Unjustly tried are free
And people live in peace I say
Give the man release
Go on and set your conscience free
Right the wrongs you made
Even a fool can have his day

Let us all be free free free free
Let us all be free free free free
Let us all be free free free free

Free our bodies free our minds
Free our hearts
Freedom for everyone
And freedom now
Freedom now
Freedom now
Freedom now


Let us all be free free free free
Let us all be free free free free
Let us all be free free free free

Ivi Kromm a beaucoup de respect pour cette artiste qui a developpé ce thème, à travers bien d'autres, dans son album "Crossroads" notemment. Cette chason en est extraite... Si ça vous booste, allez lire ses textes .

20.02.2007

A l'espagnole

A partir d'aujourd'hui et pour quelques temps, Ivi Kromm vous propose d'étudier avec attention quelques poètes de la voix qui se sont attaqués à un sujet qui lui tiend à coeur...

LA LIBERTE

Et on commence en français... tu crois?

Libertad

L'image “http://www.pil-lesite.fr/icono/365/T_Fersen.jpg” ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.

Libertad est en Cabane
Deux mois par an
Je m'en vais là bas.
Je cavale à la Havane
Je m'évade
Je vais l'embrasser.
Te quiero mi Libertad, te quiero mi Libertad.

Où te caches-tu Libertad,
Dans une Barbe
Ou dans un havane ?
Peut être dans un champs de canne,
Dans un café
Dans une soutane ?
Te quiero mi Libertad, te quiero mi Libertad.

Et je suis fou de toi,
Fou deux mois par an,
Fou de toi
Fou deux mois,
Fou deux mois seulement,
Egoïstement.
Tu as raison de moi, deux mois par an
Je joue le jeu,
Je me prends dans les grands sentiments
Et très gentiment,
Te quiero mi Libertad, te quiero mi Libertad.

J'ai besoin de liberté
Dix mois par an,
Dix mois seulement.
Mais Castro n'est pas content
Si je la prends.
Dis-moi seulement
Que me quieres mi Libertad, que me quieres mi Libertad.

Tu veux de moi trois mois
Douze mois maintenant
Mais je suis là deux mois,
Deux mois seulement
Et puis je fouts le camps.
Et tu me mens,
Tu me traîne,
Tu m'entraine en riant,
Je me réveille tout en blanc
Me mariant
Sous le soleil blanc.
Pour la vie sous le soleil blanc
Pour la vie,
Pour la vie sûrement.

Je voudrais dire à Fidel
Qu'infidèle
Tu l'est sûrement.
Mais ça n'en vaut pas la peine,
Il est seul
Depuis trop longtemps.
Te quiero mi Libertad, te quiero mi Libertad.

Et je suis fou deux mois,
De quoi finalement
Si tu te joues de moi,
Deux mois par an
Sous le soleil Blanc.
Je bois du rhum,
Je bois, Mais je marche droit
Ma voix se casse,
Je me casse
Mais Castro est là
Avec mon visa,
Te quiero mi Libertad, te quiero mi Libertad.

Texte et musique, Thomas Fersen.
Album: Le bal des oiseaux.

20.12.2006

Délinquance? Mouais...

Alors voilà qu'on veut mettre des caméras pour la sécurité.
Ivi, le regard porté sur une perspective de Brest, a entendu quelque chose comme un "NON!", hurlé par la vie.

 

Complainte

 

Je suis le sans-papiers qui erre dans la ville
Je suis l'homme d'affaires qui saute dans le bus
Je suis la prostituée, qui travaille l'anus
Je suis la boulangère, qui remplit son fournil.

 

Je suis l'esprit du centre, l'odeur d'échappement
Je suis la liberté et la peur de l'instant
Je suis la crotte de chien, la bouche d'égout
Je suis le marché, le train, le vent dans le cou.

 

Je suis une étincelle, une boule d'énergie
Je m'éveille au matin mais j'ai veillé la nuit
Je suis imperceptible je suis repoussant
Mais je l'aime ma ville, je les aime ces gens.

 

Ils m'ignorent souvent, moi le meuble de brume
Tapi là, inutile, mais qu'on garde quand même
Je suis ici, là-bas, je suis souriant ou blême
C'est quand ils m'ont quitté qu'ils rêvent qu'ils me hument!

 

Je suis l'initiative, là où tout est possible
Je gêne par mes codes et impose mes règles
Je permets la musique, envoûtante ou espiègle
Mais je soupire, je ronfle! sur la route amovible!

 

Je suis l'essence d'un monde, toi qui m’as bati
Laisse-moi comme hier cacher dans mes recoins
Les magasins douteux et les fumeurs de joints
J'engendrerai encore la beauté et l'esprit!

 

Brest-même, lundi 18/12/2006, fin d'après-midi.
Ploërmel a trinqué.

Photo: Jean Marie Grall / Affichage libre!

14.11.2006

Sans papiers mon amour

Ça fuit

Pourquoi tout colmater ?
Pourquoi tout isoler ?
Pour s’échapper, s’évader
Où est la terre de liberté ?

Je ne fuirai plus
Je provoquerai les fuites
Que tout passe et repasse
De rencontres fortuites
En rendez-vous abstrus.

Ne colmatez pas ma vie
Ne m’isolez jamais
Que je puis m’étaler
Dans la terre de liberté.

20/02/2006
Lanredéc, vers 11h30
« L’évasion » Rita Mitsouko

Plus ça va plus Ivi veut de la fluidité. La femme trombonne est libre, Ivi aussi, tout le monde aussi. Et puis rien n'appartient à personne (un gros pavé pour lutter contre les gros pavés... Sortez vos rapes et faîtes en des graviers.)

21.10.2006

Rappels sur la liberté (3)

Ce troisième et dernier rappel veut rétorquer avec le sourire, mais aussi avec la grandeur de ce poète, dont l'esprit fabuleux savait faire des vers qu'une baguette magique ne pourrait optenir.

Mais à propos de quoi, au juste?
A propos de la provocation ridicule de Robert Redeker sur Mahomet.Comme un gros balourd qui saute dans une assiette de soupe et éclabousse tout le monde, Robert va peut-être sauver le principe. Pourvu qu'il ouvre les yeux des endormis, mais qu'on n'oublie pas non plus l'amour bafoué. Il faut toujours y revenir... Toujours j'y reviendrai.

 

Espagne

Mon doux pays des Espagnes
Qui voudrait fuir ton beau ciel,
Tes cités et tes montagnes,
Et ton printemps éternel ?

Ton air pur qui nous enivre,
Tes jours, moins beaux que tes nuits,
Tes champs, où Dieu voudrait vivre
S'il quittait son paradis.

Autrefois ta souveraine,
L'Arabie, en te fuyant,
Laissa sur ton front de reine
Sa couronne d'Orient !

Un écho redit encore
A ton rivage enchanté
L'antique refrain du Maure :
Gloire, amour et liberté !

Gérard de Nerval, 1808-1855
Les Odelettes


Franco est mort,
Sarkozy ne tiendra pas.

Ivi. 

13.10.2006

Rappels sur la liberté (2)

Ultima verba

... Quand même grandirait l'abjection publique
A ce point d'adorer l'exécrable trompeur ;
Quand même l'Angleterre et même l'Amérique
Diraient à l'exilé : - Va-t'en ! nous avons peur !

Quand même nous serions comme la feuille morte,
Quand, pour plaire à César, on nous renîrait tous ;
Quand le proscrit devrait s'enfuir de porte en porte,
Aux hommes déchiré comme un haillon aux clous ;

Quand le désert, où Dieu contre l'homme proteste,
Bannirait les bannis, chasserait les chassés ;
Quand même, infâme aussi, lâche comme le reste,
Le tombeau jetterait dehors les trépassés ;

Je ne fléchirai pas ! Sans plainte dans la bouche,
Calme, le deuil au coeur, dédaignant le troupeau,
Je vous embrasserai dans mon exil farouche,
Patrie, ô mon autel ! Liberté, mon drapeau !

Mes nobles compagnons, je garde votre culte ;
Bannis, la République est là qui nous unit.
J'attacherai la gloire à tout ce qu'on insulte ;
Je jetterai l'opprobre à tout ce qu'on bénit!

Je serai, sous le sac de cendre qui me couvre,
La voix qui dit : malheur ! la bouche qui dit : non !
Tandis que tes valets te montreront ton Louvre,
Moi, je te montrerai, César, ton cabanon.

Devant les trahisons et les têtes courbées,
Je croiserai les bras, indigné, mais serein.
Sombre fidélité pour les choses tombées,
Sois ma force et ma joie et mon pilier d'airain !

Oui, tant qu'il sera là, qu'on cède ou qu'on persiste,
O France ! France aimée et qu'on pleure toujours,
Je ne reverrai pas ta terre douce et triste,
Tombeau de mes aïeux et nid de mes amours !

Je ne reverrai pas ta rive qui nous tente,
France ! hors le devoir, hélas ! j'oublierai tout.
Parmi les éprouvés je planterai ma tente :
Je resterai proscrit, voulant rester debout.

J'accepte l'âpre exil, n'eût-il ni fin ni terme,
Sans chercher à savoir et sans considérer
Si quelqu'un a plié qu'on aurait cru plus ferme,
Et si plusieurs s'en vont qui devraient demeurer.

Si l'on n'est plus que mille, eh bien, j'en suis ! Si même
Ils ne sont plus que cent, je brave encor Sylla ;
S'il en demeure dix, je serai le dixième ;
Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là !

Victor Hugo
Les Châtiments.

 

 

Ce poème à l'heure où l'on n'a plus le droit de fumer.
Je n'ai même pas osé le tronquer tellement il sonne encore aujourd'hui au creux de mon oreille. Ah, c'est ridicule? Ridicule de citer le majestueux, l'historique, le vrai, le sublime, pour des histoires quotidiennes, des histoires ménagères, et une cause qui n'inspire qu'un sourire? On ne pense même pas à y penser. Les arguments irréfutables vont de soi. Et bien comme j'attache la gloire à tout ce qu'on insulte, je défends la moindre parcelle d'idéal qui nous reste encore. Logique, principe, et folie.

Ivi Kromm 

Toutes les notes