14.05.2007
Plus loin que la nuit et le jour
Voyage
Voilà encor l'été! Mais pour rien je ne veuxM'évader dans le clos d'un chevaleresque âne
Avec de viles chiffes, gros colimaçons creux
Ironie de la fleur qui au soleil se fane!
Tant qu'à me retrouver sur le sol chérifien
Je ne vais pas moisir, faiblard au bord de l'eau
Je veux fouiller, chiader, les souks tôt le matin
Trouver le perroquet qui dit "Coco! Coco!"
Et dans cette chienlit je veux devenir fou!
Me mettre au chuintement, m'écorcher les genoux
Décorer mon falzar, me tartiner de fange
Et puis rentrer le soir, le regard fatidique
Compter mes vieux fafiots pour une chambre épique
Enfin pourvoir rêver à des fumées étranges...
Minuit, le 02/04/2007
Le Bouguen.
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