18.05.2007

Une nouvelle couche sur l'exil.

Départ

J'ai pris ma voiture au matin
Ce matin froid, ce matin clair
Le givre sur la vitre arrière
Je l'ai dégagé au burin.
Je n'ai dit adieu à personne
J'ai quitté ma maison, ma ville
Jeté les clefs, battu des cils
La route m'avait à la bonne.
J'ai passé, dépassé les bornes
Les mains serrées, le regard droit
J'étais sincère j'avais foi
Dans le matin... Le matin morne.

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J'ai hurlé ma peine au volant!
Au bas côté, rendu ma rage
Comme je perdais tout courage
Pleuré ma honte en revenant!

Je ne vais pas abandonner.

Mon vieux pays je suis à toi
Je vais tenir le long combat,
A tâtons: retrouver les clefs.

11/05/2007
Le Bouguen.

Et puis d'autres fois...
J'ai rien fait, pourtant.

16.12.2006

Un morceau de Mexique

Oaxaca

Le tableau est noir
Tout semble irréversible
En permanence le soir
Rend inutile le crible

Déçu par nos échecs
L'espoir nous a quitté
Il ne reste que la Mecque
Vers qui se retourner

Car l'union est morte
Et quand un rayon entre
On exige qu'il sorte
Et on remplit son ventre

Nous parrons au vital
Les plus forts travaillent seuls
Pour eux-même, pour leur mal
Aménagent leur linceul...

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Mais d'où sort ce moustique
Entré dans la lumière?
Ce morceau de Mexique
Relève ma paupière.

Oui! Des gens vivent encore
Des gens sont en mouvement
Que frissonne mon corps
Il est encore temps.

Terminé le 04/12/2006 vers 20h au Bouguen.
Courage, Marie-George...

06.12.2006

L'ordre

Comme on l'oublie déjà, cette petite révolution étudiante du printemps dernier, Ivi vous livre tel quel son dernier souvenir "d'ancien combattant" histoire de...
Histoire de ne pas rester immobile, rester immobile c'est mourir.

 Mouvement

Après des temps houleux
Tout avait été rangé
Personne n’osant demander
Si l’on ne pouvait faire mieux.
Bien sûr ce monde était injuste
Mais l’ordre tenait bon
Et le voile d’un bonheur qui s’incruste
Sur les visages masquait le son
Pourtant un jour…
Pourtant un jour sont apparus
En avançant vers la lumière
Les visages des victimes, nus
Montrant leurs joies et leurs misères
Comme leurs voix s’amplifiaient
L’ordre laissait voir ses failles
Et de plus en plus fort riait
La liberté dans leurs entrailles.
Et que s’amorce le virage…
Tout pouvait être discuté
Le doigt allait effleurer la page
Les tourelles étaient tombées
Le chant du cygne retentissait
Vers le cœur les hommes marchaient
La jeunesse allait gagner le monde
La vie prenait le rythme des segondes
Les mains des femmes s’unissaient
Les rêves en tous lieux s’étalaient
Le dragon était prêt à mordre…
Et tout est rentré dans l’ordre.

Une nuit de février 2006
Oracle sacré du soir
Quitte, quitte ma mémoire.