20.01.2008

Les troupeaux 1/2

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Les troupeaux comprennent toujours un chef. Quand il n’y a pas de mâle, le chef peut être une femelle, mais dans le cas général, ce sera un mâle évidemment, car pour gagner la place de chef il faut en avoir, et savoir les utiliser, c’est un témoignage qui le dit. Les chefs sont chefs. C’est un statut plus qu’un pouvoir. Ils ont peu de questions à se poser, peu de décisions à prendre puisqu’ils sont chefs, ils n’ont qu’à profiter de leurs privilèges pendant que l’on fait le travail pour eux. Leur principale préoccupation est de veiller à bien profiter de leurs privilèges, surtout, ne jamais même par compassion laisser qui que ce soit passer devant : ce serait le début de la fin. On est chef, on doit le rester, et être digne de son rang, et impressioner, car ils sont nombreux les prédateurs, les petits ambitieux qui rêvent de prendre la place de chef, la priorité, le respect et la soumission spontanée de tout le reste du groupe. Tous.

Oh, bien sûr il y a des râleurs, il y a des mécontents, sur le bord… Mais qu’ils ruminent leurs mécontentement tous seuls, et on leur pardonnera, on les laissera râler, tant qu’ils ne se mettent pas en travers de la route du chef et qu’ils baissent les yeux sur son passage, sinon, les valets du chef se feront un plaisir de les corriger. Pourquoi ? Pour avoir les faveurs du chef, pour espérer profiter un tout petit peu des avantages, des privilèges.

Je les ai vu, quand je gardais les vaches, et quand j’allais remplir l’auge. J’ai observé les vaches assoiffées attendre que la chef du troupeau aille boire, toute seule, sa seconde sur ses talons, avant que les autres n'aient le droit d’y aller. J’ai tenté quelque chose : asperger la chef pour l’empêcher d’approcher. J’ai plutôt bien réussi à la bloquer, mais les autres n’ont pas approché pour autant. Un jour, pourtant, la France a aboli les privilèges. Que voulait-elle ? Comment voulait-elle faire ? Cette abolition des privilèges est indissociable de la démocratie. Face à un chef, le troupeau se soumet naturellement. Pour que la démocratie fonctionne, il faut donc que chacun, de gré où de force, renonce à tout privilège, l’absence de personne devant qui se soumettre garantissant l’absence de soumission.

La tentative de la France a échoué. Les loups qui n’avaient pas renoncé à la place de chef ont trouvé le moyen de s’assurer les privilèges en mettant tout le monde d’accord. Ils ont persuadé le troupeau que de les laisser passer en premier leur garantirait plus d’eau, car ils trouveraient le moyen, en investissant toute leur supériorité, d’obtenir plus pour tout le monde. L’échange était séduisant, et voilà que tout a repris son cours. Les chefs profitent, agitant une carotte au-dessus du nez des membres trop observateurs, faisant taire les plus révoltés et laissant causer les râleurs, sur les bords du champ.

20.12.2007

Sarkozy

Dans l'intimité d'Ivi Kromm! 

Ça y est je connais des français. Des françaises, même. Deux, trois, que je voulais pas approcher au départ mais voilà, en quelques jours, les choses et Anne-Gab ont fait que. On a même joué au tarot, c'est dire! Et savez-vous ce que j'ai trouvé? Je savais, je l'attendais, je le redoutais mais le voulais en silence. J'ai trouvé Sarko.

Et pourtant le couplet était philosophiquement séduisant, et physiquement bien mis.

Alors bon, l'expérience était d'autant plus interessante que Sarko avait un peu honte, hein, comme celui qui vote FN mais qui sait pas encore s'il peut s'exprimer librement, il teste, il lance des petits trucs, des balles en l'air, voir si on les attrappe. Non Sarko là non plus n'est pas arrivé en force, il s'est immiscé dans une atmosphère de rencontres, d'ouverture culturelle, de folie un peu, de douce folie n'abusons pas quoi que mais bon moi aussi ça m'arrive.

Et pire encore: assez intéressant, le morceau. Le genre qui peut t'emmener un peu dans toutes les directions, le gâteau au yaourt, tiens. Il peut être sec, il peut être coulant, il peut être sucré et sweet comme ils disent ici ou épicé sans qu'on sache d'où ça vient, des choses inattendues arrivent fatalement même si on connait le type.

J'ai pas trop lutté, non, c'était pas le quart d'heure, mais j'ai senti que c'était pas non plus le Sarko borné, c'est un Sarko qui n'a pas trop peur de réfléchir. Du moins, j'en sais pas beaucoup, c'est ce que j'ai cru. Alors des choses sont possibles, les amis, toujours cette même conclusion, faut y aller, installer des trucs, des bandes réfléchissantes « attention travaux », des chantiers qui encombrent, et qui prennent du temps, évidemment, mais tant pis, le jeu en vaut la chandelle, le débat vaut largement les émeutes. Ils ont donné, là-dedans, ça marche pas. On fait pas une révolution sans les gens, il faudrait commencer à le comprendre.

Jeudi 13 décembre 2007, vers 15 h 30, Alex Hall.

16.11.2007

A la tête

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Partout, partout on entend, si l'on tend l'oreille, le bruit sourd, le grondement de la France ces temps-ci. Un coup d'oeil sur le Monde, première fois que je l'ouvrais. Mais ici c'est le seul à arriver. Alors bon, un tour rapide sur les mobilisations, étudiantes en particulier... Le Monde retransmet la coordination nationale!

Et puis allez, poussons le vice, voilà que j'ai regardé le journal en ligne de TF1. Quelle tristesse, la France, quel enfer.

Evidemment ça se mobilise de partout, mais voilà, les reportages sont très critiques, on met en valeur la mobilisation anti-mobilisation, Sarko dit "nous avons tous les éléments pour que ça cesse", les syndicats font encore tout et n'importe quoi en négociations, discours, désaccords, prises de positions... Un peu d'espoir dans l'international? Ma coloc doit rédiger une dissert sur les raisons qui font de la France un pays exemplaire et influent. Les étudiants allemands sont aussi en grève. Qui le sait? Non, ce qu'on sait, c'est qu'un flic italien a tué un de ses compatriotes. J'ai vu la vidéo de Nanterre, au fait... On sait aussi qu'un gouverneur américain, de quel état? Il y en a tellement! Qu'un gouverneur américain avait tout simplement organisé une prière géante pour faire tomber la pluie sur son état en sécheresse... Je le revois encore, devant des centaines de personnes, les mains vers le ciel, sortant son discours...

Et puis la cerise sur le gateau, l'espace. Il ne manquait que ça pour que tout soit noir. Une expédiation japonaise sur la lune, et puis, le commentaire, le message... « Faire rêver. »

Que veux-tu que je te dise, France?

J'espère, bien sûr, j'espère que tu vas réussir. J'entends que les étudiants s'associent aux cheminots, je sens que des choses sont possibles, que des forces émergent mais... J'ai peur, peur qu'il soit trop tard, que tu les écrases comme tu sais si bien le faire. Et ils le sentent, et leur rage augmente et ils perdent pied. Tu les broies, c'est ça, tu les fait bouillir pour qu'ils s'auto-consument, et qu'on n'approche pas, de peur de se brûler.

A toutes ces torches humaines, je veux dire:

Foncez, et bouffez-en tous.

Foncez.

Foncez droit devant!
Tentez, ruez-vous dans la France
La plus ténébreuse, celle qui suit la cadence
Et enfumez les gens!

Ouvrez-leur les yeux,
Retenez les paupières
Que ça les pique un peu
Qu'ils revoient comme hier!

Ne les détestez pas.
Prenez-les par la main,
Parlez-leur, soyez là,
Et qu'ils comprennent enfin...

N'allez plus au front, réparez le cerveau.

13.11.2007

Tranche de vie

On est toujours lundi. Pas encore fait tout ce que j'ai à faire. J'ai discuté pendant deux bonnes heures avec Naïara dans la cuisine. Cette fille est amazing. Basque, déjà. Et puis, on a exactement les mêmes convictions. Pas les mêmes indignations, comme on peut partager avec tellement de monde, non, les mêmes convictions. Nous on veut pas perdre ce qu'on a. Nous sommes tous deux, nous nous plaçons tous les deux comme des héritiers actifs dans, nous avons tous les deux envie de jouer à la vie.

J'ai rarement connu ça. J'ai connu des gens qui avaient des émotions du même genre que moi, d'autres des idéaux du même ganre que moi, d'autres des croyances, des trips, des envies, des besoins... Ça m'a fait du bien de trouver cette Anne-Gab' qu'a envie de fumer deux clopes de suite tous les quarts d'heures, de défoncer Sarkozy avec elle... Je suis dans le présent, avec elle, et dans la pulsion, dans l'indignation, le trip et le plaisir. Avec Karo, je partage la croyance, l'envie de faire en sorte que tout aille bien, la folie, l'envie de s'éclater. On est dans l'envie. Tout le temps. Tout ça, là, je m'en tape avec Naïara. Naïara joue au foot quatre fois par semaine, va se coucher au lieu de boire et discuter si ça la gave, elle a pas besoin de social. Elle va pas faire le tour de l'immeuble pour trouver des voitures aux pétasses allemandes (ses amies) comme moi et Anne-Gab. On n'a pas les mêmes envies et besoins, dans le présent.

Elle est basque, 100 % basque, et même un truc. Elle est de Guernica. J'ai su ça aujourd'hui. Ça la fait bien marrer tout ce que ça peut provoquer dans l'esprit des gens. C'est où? Est-ce que t'es pour l'indépendance? Vous mettez des bombes? C'est détruit ta ville? Tu te sens pas trop latino, hein?

Enfin. Elle en dit pas trop. Elle fait attention, car elle a réfléchi à tout ça, elle adapte et mesure ses réponses, elle se place exactement où elle l'a décidé. Quand elle veut quelque chose, elle l'a. Elle a besoin d'un mot? Elle regarde dans le dictionnaire. Et puis elle l'utilise. Bon j'ai pas envie d'énumérer les convictions qu'on s'est trouvé en commun, juste dire qu'on a une connection sur l'avenir. Elle se dit c'est dégueulasse ce qu'ils nous ont pris, mais elle demande de comptes à personne: elle va chercher ce qu'on lui a pris, et elle le trouve.

Nous sommes des héritiers actifs, car l'héritage, non seulement on y a droit mais on le veut et on le prend, et on l'utilise. Et on veut jouer à la vie parce qu'on sait bien que si on ne joue pas, de toutes manières quelqu'un remportera les plis. Et on voit ce qu'il en fait. Alors on va jouer, pour voir.

Ça fait du bien. On se sent moins isolé, et on retrouve un peu d'espoir. Dans la capacité de ma génération à changer le monde. On est plusieurs, dans plusieurs pays et le jour où l'un d'entre nous avancera hors de l'ombre, on sera tous prêts à réveiller les autres, les mauvais perdants et les trouillards, les pas doués et les flemmards. Dans tous nos milieux. Moi l'apprenti-clodo, elle la footballeuse.

23/10

18.09.2007

Retour sur l'insécurité

 

LES MEMES, SANS MARY

MME MARTIN – Ça m'a donné froid dans le dos...
M. MARTIN – Il y a pourtant une certaine chaleur dans ces vers...
LE POMPIER – J'ai trouvé ça merveilleux.
MME SMITH – Tout de même...
M. SMITH – Vous exagérez...
LE POMPIER – Ecoutez, c'est vrai... tout ça c'est très subjectif... mais ça c'est ma conception du monde. Mon rêve. Mon idéal... et puis ça me rappelle que je dois partir. Puisque vous n'avez pas l'heure, moi, dans trois quarts d'heure et seize minutes exactement j'ai un incendie, à l'autre bout de la ville. Il faut que je me dépêche. Bien que ce ne soit pas grand-chose.
MME SMITH – Qu'est-ce que ce sera? Un petit feu de cheminée?
LE POMPIER – Oh même pas. Un feu de paille et une petite brûlure d'estomac.
M. SMITH – Alors, nous regrettons votre départ.
MME SMITH – Vous avez été très amusant.
MME MARTIN – Grâce à vous, nous avons passé un vrai quart d'heure cartésien.
LE POMPIER se dirige vers la sortie, puis s'arrête. –– A propos, et la cantatrice chauve?
Silence général, gêne.
MME SMITH – Elle se coiffe toujours de la même façon!
LE POMPIER – Ah! Alors au revoir, Messieurs, Dames.
MME MARTIN – Bonne chance, et bon feu!
LE POMPIER – Espérons-le. Pour tout le monde.
Le pompier s'en va...

Eugène Ionesco, La cantatrice chauve, Scène X.

Hey Eugene! Do you remember me?

26.06.2007

Autour d'une bonne bière!

Si Ivi est faiblard du stylo en ce moment, c'est qu'il se morfond un peu, bien qu'il aime la pluie... Alors voici une ritournelle, sur l'air de "ça sent le bébé" de Lynda Lemay. Pourquoi? J'sais pas. Ça lui est venu comme ça.

Ça pue le bébé
(sans les E bien sûr...) 

Alors ils se plaignent encore et toujours
De cette eau qui tombe encore et toujours
Et comme la pluie, des plus hautes sphères
Tombe le mépris, et tombe la guerre.
Moi qui trouvait bon qu'un grand dirigeant
Sache boire un coup et rire quelques temps
Il n'est rien de la  joie, il n'est rien du bonheur
Il n'est rien du partage, il est tout de la peur.
Car à l'intérieur alors que les droits
Sont poussés du pied au nom de la loi
Qui ne défend plus rien, qui oppose tout le monde
Tu vas manger grand-mère, on te pose une sonde.
Quand à l'exterieur on voit les combats
Toute la journée sur les grands écrans plats
Et les peuples perdus faisant n'importe quoi
On pousse encore du pied, on leur vend du tabac.
Et comme on ne change pas ce qui gagne
On s'amuse à Paris au mépris des campagnes
En inventant des chiffres en posant des questions
Dont tout le monde se fout et personne n'y répond.
Pourtant on y répond ou du moins on y croit
Car ce sont ces questions qui font qu'ils aboient
Ou se taisent un instant pour mieux nous tromper
Et nous ne voyons rien, ça pue le bébé!

Si les révolutions échouent tout le temps, c'est parce qu'on s'endort sur les petits succès au lieu d'aller jusqu'au bout, avec volonté et détermination. Si on n'avait pas laissé Billy s'endormir, il ne serait pas mort, il n'aurait pas flambé tout le bonheur qui l'attendait les bras ouverts. Observez les oiseaux.

21/06/07

Faut jeter des yeux!

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05.06.2007

Heiligendamm, sept hommes, une dame.

FACE A LA FAIBLESSE, PAS D'EPUISEMENT!

Entre deux joggings présidentiels, Sarkozy va donc se rendre à Heiligendamm pour jouer au poker et au pouilleux avec ses collègues. L'endroit:

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Sympa, non? Dans un cadre aussi magnifique, ils vont bien finir par le trouver, ce point! Et à huit... Je vous raconte pas la bonne... Enfin, ils vont bien s'amuser, en tous cas c'est tout ce qu'on leur souhaite dans un tel endroit. S'ils pouvaient se contenter de ça!

Il y a longtemps bien sûr que l'espoir est mort
Que de résignation pointe la faible aurore
Matin après matin par la vitre embuée.
Pourtant son grouillement se fait toujours entendre...

Des anciens, des nouveaux réseaux têtus, bornés,
Anti-pédagogie, refusent de comprendre
La blanche vérité démontrée par l'Etat!
Mais qui peut croire encore au bien-fondé des lois?

C'est l'art qui ces temps-ci fait fleurir cet espoir
Il sort sans prévenir révélant sa puissance
Puis repart se cacher se prétendant inerte...

Et encor des milliers se rassemblent à perte
De vue! Des musiciens partis pour veiller tard
Que la Terre revoit le duel paix-violence!

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Face à la faiblesse, pas d'épuisement, Carhaix, après-midi du 02/06/07.

Contre le G8, une explication assez synthétique, qui vient d'Attac.
Ivi Kromm n'appartient à personne, il crée du lien quand ça peut être intéressant pour la compréhension des évennements.

01.06.2007

"Waaaah, il est trop sexe!"

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Bon, c'est plus très actuel, soit, quoi que, avec ces sondages permanents, on sait - on croit savoir - qui vote pour qui... Mais c'est surtout pour publier ce petit poème de Willem:

Sous l'uniforme les émotions s'éveillent

J'ai perdu l'équilibre
Je n'ai plus qu'un calibre
Volonté branlante
Volupté sanglante
Jouissance mortifère
Sous l'uniforme militaire
Erection martiale
J'éjacule des balles
Car la rafale
Est part de la parade nuptiale
Mon phallus est mon famas
C'est à l'armée
Que je dois ma virilité.
 
Y va y avoir du jazz sous les strings, moi j'vous l'dis.

26.05.2007

L'erreur

    Alors, elle est où l'erreur?

    Ça y est, la douleur s'atténue, on va pouvoir réfléchir, les voix se taisent, s'éloignent, changent de sujet. Alors bon, le choc passé, elle est où l'erreur tu crois? Comment c'est possible, ce qui s'est passé? Je l'avais pas vu venir, moi. J'ai rien vu. Je les ai pas vus. Oh, je savais bien qu'ils existaient, mais je ne savais pas où. Un peu partout semble-t-il. Mais quand même... Un porc m'a parlé tout à l'heure de "l'Arc de l'Atlantique". Il doit faire un peu de géographie, je ne peux pas lui en vouloir.

    Alors, elle est où l'erreur? Qu'est-ce qui a râté pour que je voie des choses invisibles à d'autres? Est-ce que c'est moi qui croit voir des choses qui n'existent pas? Non. J'ai testé. J'ai pincé, pressé, écrasé des adorateurs de fourbes pour voir tout le pus en sortir, et il y en avait! J'ai sondé des grands yeux écarquillés qui ne sont connectés à rien, qui ont perdu le mode d'emploi de ce à quoi ils sont connectés, qui trouvent l'effort de connexion trop fatigant... On voit tous la même chose. Mais qu'est-ce qui fait qu'au bord de la falaise, certains se jettent dans le vide alors que d'autres s'arrêtent, profitent du petit vent chaud, au soleil, allongés dans l'herbe molle?

    Oh oui, je vois, ils ont peur de ne rien faire. Ça les fait flipper de ne plus avancer, comme ça me rassure, là-bas, d'être bien. Ça leur fait peur de suivre, comme moi, les sentiers des douaniers - ont-ils jamais existés? - ; cette longue, étroite ligne de terre gravillonée au lance-pierre pour un vent lunatique, cette ligne qui monte, descend, tourne, disparait un instant le long des rochers, le long de l'écume, le long du vide, le long des nuages, le long des arbres, le long du monde, le long de la vie. Ça leur fait peur! Ça leur fait peur de ne plus foncer tout droit, invincibles, indestructibles comme avant.

    La peur. Ils se tuent par peur.
  La peur qui donne l'assurance nécessaire, la force, la détermination, la confiance pour se tuer.

15/05/2007 - Le Bouguen.

    Vous êtes de ceux-là?
    Vous n'y croyez pas aux élucubrations d'Ivi Kromm?
    A vous voir, Miss Pinkerton secoue la tête:

" - C'est ce qui vous trompe, mon enfant! Il n'y a rien de plus facile que de tuer aussi longtemps que nul ne vous soupçonne. Et, justement, la personne en question est la dernière qu'on suspectera!"

    Enfin... Tout le monde a lu dans le journal que Miss Pinkerton a été écrasée. Agatha Christie, Un meurtre est-il facile?

24.05.2007

Pendant ce temps-là, 1ère.

Tout d'abord, Ivi vous signale quelques faits sur lesquels il n'a pas écrit mais qu'il trouve intéressants...

1) En appelant le 32 11, vous pouvez avoir des esclaves.

2) Cou-couche va faire ses premiers tou-tours dans les pays qui vont pas bien... C'est quoi encore dont ils parlaient à la radio? Affrontements? Enlèvements? ...Ah, heureusement qu'ici tout est en ordre. Cou-couche panier, pa-pattes en rond, les yeux fermés, on fait ron-ron!

3) Regardez bien:

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On dirait un acteur des feux de l'amour, non? Un genre de beau gosse à deux balles un peu fier, compétent dans tous les sens du terme (au bureau, au pieu...), mais bon, pas bien... vous voyez... Un beau gosse qui sert à rien quoi. Alors oui, monsieur Solly sera mieux sur TF1. Qu'il y reste!

Pendant ce temps-là, le sang bleu continue de couler.
Pas à l'extérieur, hein! Qui a cru à cette mascarade?
Dans les veines, dans les muscles, dans les appareils de reproduction...

Prince Républicain

Il est né dans une bonne et grande famille
Où il a reçu la meilleure éducation
Maman a bien géré, sans élever de filles
Quand papa défendait l'orgueil de la maison.

Des réseaux d'entraide? Evidemment ils en ont!
Un homme d'aujourd'hui tisse des relations
Tout en tirant profit de celles de papa.
Et fiston à son tour saura en profiter!

Car il faut aller loin et il étudiera
Honorant la famille, aura un beau métier
Trouvera une femme pour faire à manger.

Puis comme grand-père entrera en politique
Il se fera élire, il connait la tactique
Et ainsi la noblesse s'est renouvellée!

vers 12h30 le 24/05/2007
Inspiré par un Debré,
Mais tellement... Général!

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