21.10.2007
STUP: GUERRE 3
Foot, divorces, jeux de guerre et journée anti-racisme, voilà l'univers de quelques garçons de la classe de Juliette. Eux, ce sont les racailles des champs. Car si à Paris « racaille » est devenu un terme choquant, certains dans cette vaste province le voient presque comme un titre de noblesse. Les autres l'utilisent couramment car il a tout perdu de son sens d'origine, il désigne maintenant une personne d'un certain style vestimentaire, avec une certaine coupe de cheveux et un certain comportement. Les racailles des champs, justemement, sont les plus drôles. Ils ne se rendent pas compte de la vie réelle, pourrait-on dire. Ils s'identifient à l'image que leur renvoit la télévision de ce monde parisien. Mais comme le contexte qui les a vus naitre est complètement différent, ils en deviennent des personnages complètement décalés... Au sens propre: ridicules. Bon, dans la petite ville où Juliette est obligée de se rendre pour sa scolarité, on est quand même à l'étage supérieur. Ces racailles là ont une légère conscience de ce qu'ils veulent représenter. Parfois même, elles sont vraiment d'origine étrangère. D'où l'importance des journées anti-racisme. Anti-racisme: LA valeur par excellence, la seule digne de ce nom, car tout ce qu'on pourrait imaginer l'accompagnant (respect d'autrui, ouverture d'esprit, tolérance, curiosité...) ils ne connaissent pas encore. Pas à cet âge. La vraie racaille doit être dominante. Pour eux la journée anti-racisme consiste donc à s'imposer, alors que personne, à la base, ne les refuse... Vous croyez bien sûr que tout cela pourrait être adouci par des discussions avec les professeurs... Cela va de soi, pour les concepteurs de telles journées: dans toutes les écoles de France, des débats auront lieu. Mais les professeurs peuvent-ils vraiment essayer d'instaurer un réel débat entre trente jeunes attendant la cloche quand il reste la moitié du programme à réciter?
A moins que le président, recevant dans son palais les leaders politiques, sportifs et chanteurs noirs, ne réussisse à régler ce léger problème. Juliette, elle, dans sa petite tête de lycéenne, sait combien le président se fout d'elle mais s'interesse quand même de près à tout cela et pire: elle a un avis sur la question: le problème avec une guerre, c'est qu'elle en fait oublier les autres. Elle constate à son niveau que le racisme, elle ne l'a jamais vraiment connu. Elle en vient à se demander si ça existe. Mais on en fait un tel foin que ça doit bien exister! A Paris. Alors s'il n'y a que ça, pourquoi ne pas permettre aux étrangers qui le souhaitent de s'installer partout ailleurs? Bien sûr, elle ne comprend pas encore que son opinion est à la base d'une conception de la société qui n'a pas sa place dans les jardins de l'Elysée.
Pareil pour Israël! Pareil pour tous les pays en guerre: on prend une grosse louche et on mélange la soupe. Avec un peu de chance, elle aura du goût. C'est très niais, mais comme le monde serait beau si on pouvait résoudre les conflits avec des louches! Peut-être que ça permettrait de faire remonter les morceaux de légumes mal hachés, de mieux distinguer les grumeaux... Bref, de voir les vrais problèmes, de s'attaquer aux changement en profondeur, puisqu'en remontant à la surface, ils deviendraient visibles.
18:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, politique, démocratie, identitaire, guerre, Nouvelles et textes brefs, société
01.08.2007
Sourires enivrés
Oh non, je ne veux pas être sur ta photo
Je m'en vais l'étranger, tu ne sais rien de moi
Je ne suis pas assez surprenant, drôle ou beau
Vois ces sourires enivrés, ils sont à toi.
Ne me poursuis pas, l'étranger, reste avec eux
Vois ces choses à partager, laisse moi fuir
Reste si tu cherches du plaisir, l'homme bleu
Car auprès de moi tu n'as qu'une chose à dire.
Qu'importe le contexte et vive l'émotion
Je ne suis que flammèches de vie, sensations
Alors aime-moi the earth and the sun above
Je suis une musique emporte moi l'esprit
Tu peux tout obtenir sans être mon ami
So take me in your arms and love me, love me, love...

04 heures du mat', retour de Liberté
Nuit du 16/05 au Bouguen.
Listening to Morrissey
Get feelings
18:55 Publié dans Trève de Juillet | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ivi kromm, tordu, amour, poème, musique, cinéma, poésie
27.06.2007
La Belle, le chapelier et le tigron.
L'autre jour, Ivi dédiait à M. Juppé un sonnet sans nom...
En fait, il s'agissait de la première partie d'une trilogie dont voici la suite, qui fera le lien avec ce qu'Ivi disait hier sur le sommeil.
Acte 2 : Le Chapelier
En ses contours chacun trouvait du réconfort
Sauf les jaloux huppés qui l'appelaient "la pute"
Alors elle dansait, généreuse et hirsute
Les faisant saliver, mais les laissant pour morts!
J'eus l'honneur quelques temps d'être son chapelier
J'inventais pour ses traits, son joli chalizion
Son profil alléchant, sa marche chaloupée...
Quand celà l'ennuyait, elle embrassait mon front.
L'un à l'autre donné avec outrecuidance
J'étais protéiforme, elle était bayadère
Elle gérait ma vie, je la regardais faire.
Ensemble nous prenions en charge les plus fous
Disant "Ne dormez pas! Profitez de la transe!"
Car déjà ils crevaient dans le nid de coucous.
terminé vers 2h00 du matin au Bouguen, soirée du 20/06/07
Avec un peu de chance, vous aurez le dernier sonnet avant la fin de l'été... Un été à célébrer l'amour, les fous et la transe.
Un été avec Alex Varenne.
18:55 Publié dans Micro | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poésie, société, cinéma, amour, france, bd, poème
