15.08.2007

14 juillet

On vit du sexe, on dort du sexe, on mange du sexe, on pense du sexe et on parle du sexe. De Secret Story aux défilés nationaux... Du sexe, encore et toujours, du sexe.
Ivi vous propose de trouver un air joyeux, enfantin, et con pour chanter ceci:

Fête

Faisons une pause
Faison la fête
Fêtons l'osmose
Qui nous fait tourner la tête...

Isolons-nous
Fermons les portes
Buvons un coup
Qu'un à un les perdants sortent!

Allez, allez
Admirons-nous!
Bien maquillés
Méprisons, ignorons tout.

Roulons des mécaniques
Ô beaux étalons!
La sensation magique
Dans vos pantalons

Et...
Qu'importe si derrière
Nos murs fortifiés
Les faibles manquent d'air
A nous voir nous vautrer
Dans notre puissance
Dans notre richesse
Avec insouciance
D'un grand rituel de caresses
Jouissons de luxure
Du plaisir interdit
Evitant toute usure
Stériles et sans merci
Mais tous toujours pareils
Que dans les sentiers battus
Et avec à l'oreille...
Un refrain stupide et cru!

15/07/2007 à St Brieuc.

10.08.2007

Ivi's back.

Eh ouais Ivi's back,
pour un bon petit mois encore avant de s'envoler...
En espérant que cette trève de Juillet
ne vous aura pas trop saoûlé,
En espérant que vous n'êtes pas
trop déçus qu'elle s'arrête,

Voici tout d'abord quatre textes qui ont vu le jour pendant le mois de Juillet. Ensuite, eh bien août pourra pleinement s'étaler sur cette page...
Faut dire qu'il fait chaud, là.
J'sais pas pour vous mais ici, il fait chaud.
Ah pourtant, elles étaient pas sûres, les filles, de refaire les vieilles charrues... Deux ans qu'on le fait, deux ans qu'on a de la pluie... Ils étaient bien bougons, les touristes, avec leur eau à seulement 16 degrés (l'horreur!)... Eh ben là ils vont être servis! 27 degrés dans la bicoque d'Ivi.

Il va crever.
C'est sûr.

Très chère Yourcenar, ce mois est à vous.

09.08.2007

Le niais

Quelques heures de marche en plein soleil d'été
Un léger mal de tête et un peu fatigué
Ne sachant où aller pour rejoindre la ville
Je suis un jeune niais, jeune un peu trop tranquille.

Tranquille? C'est beaucoup dire et assez inexact
Vis-à-vis de moi-même j'ai bien trop de tact
« Imbécile » dira sans nul doute ma mère
Qui vient à mon secours de son sourire amer.

Oh, si c'était moi seul, j'aurais évité ça,
Je m'en serais rentré balançant mes deux bras,
Voir un peu de pays: voilà qui me fait vivre.

Mais la vie d'un jeune homme est faite d'amitiés
Et lorsque l'on m'appelle j'oublie d'hésiter
Voilà pourquoi ce soir je serai encore ivre.

 

"Chez Jacqueline", Cavan le 9/6/7 vers 19h.

08.08.2007

Y

Mon étrange initiale m'invite au voyage
Son nom même suscite la curiosité
Elle entraîne le rêve hors des classiques cages
Sous la protection d'Yves, le regard de Yahvé.

Concrète elle m'enchaîne au pays par mon nom
Pourtant ce qu'elle inspire ici est fou, magique:
C'est la grande et belle Ys, jetée dans l'Atlantique
Car ce « i » est liquide et soigne en Yverdon!

Il est d'important fleuves; Yalujiang, Yamuna;
Qui l'envoient vers Sydney, le Yemen, ou l'Afrique;
Il rayonne au Cameroun, peuple le Nigéria;

Nage jusqu'à Stanley, traverse l'Amérique;
Sort par le Yukon ou le Yucatán maya,
Pour l'Europe de Yourcenar plus que Yalta!

 

Aux alentours d'1h30
Le Bouguen
6/6/7

...

"Initiale, initiale, mais Ivi ça commence pas par un Y!
Ben... J'comprends pas là..."

07.08.2007

Vague sainte

Voilà trois ans ma vie qu'elle m'est apparue

Ma sainte dégueulasse à la voix dont l'essence
Dans la futilité, l'alcool, la négligence
Laisse traîner un feu d'origine inconnue.

Avec un bonnet noir elle avança humaine
En arrivant un soir devant nous sûre d'elle
Sous l'abri d'un hangar elle était vieille et belle
Invitant au butoir d'un ciel sombre, sereine.

Peace...
and Noise!

Jeune et laide sirène abondant de bonté
Elle sourit, séduit, remercie puis s'écrie
« Disperse-toi la mer de possibilités! »

Et puis prend sa guitare étreignant la lubie
De transmettre au hasard en courts regards perdus
Les briquets pour des feux d'origine inconnue!

Terminé vers 21h le 29/05/07 au Bouguen.
Ivi Kromm avait encore prit un an dans la face.

06.08.2007

Solitude

Ils sont partout autour de moi, je tends la main
J'en touche, inévitablement j'accède à d'autres
Et pourtant je suis seul, pour quelques temps au moins
Que me répugne l'herbe en laquelle ils se vautrent!

J'ai souvent tout le monde et là je n'ai personne
C'est voulu, c'est un choix, je serai l'hickory
Je serai l'Erebus si ma sonnette tonne
La prévarication est un plaisir gratuit!

Parlez donc de moi que j'occuppe vos esprits
La belle occasion de ne plus parler de vous
Je risque de vous perdre sortez-en grandits.

Je me relèverai bien que pensant à vous
Mais vous vous endormez et je vous veux cigales
Que le prix à payer soit violent, fasse mal.

Vers 23h30 le jeudi 24/05/2007 au Bouguen.

31.07.2007

Ma fleur

Il est blond, bien blond, mais pourrait-il être brun?
Il n'est pas bien lourd, quelques dizaines de grammes
Bien de quoi se vanter d'être numéro un
C'est dire s'il est bien, il porte un nom de femme.

Ses rayures en quatre teintes aux rythme d'Andy
Dévoilent ses secrets si finement coupés
Ses origines d'Orient, Burley, Virginie
C'est "The No Comprendo": de haute qualité!

De la même manière, il orne le français
D'un peu d'anglo-saxon, mais il me vient d'Espagne
Et comme je l'enroule il lèche mon palais.

Il est le fruit d'un long travail mais il est brut
Quelque soit mon état partout il m'accompagne
Lui-même accompagné - volontiers - d'une flûte.

Vers 23 heures le 7/5/7.

30.07.2007

L'étoile

Je t'ai vu aux sommets, les tiens évidemment
J'ai tout vu, tes détresses: de coeur, d'esprit, de sang
Je t'ai porté les nuits quand ton corps délirait
Me suis laissé aussi aller à mes secrets.

Nous t'avons vu souffler, écouter, accourir
Nous avons cru, toujours, accompagner ton rire
Qui sait combien de fois on nous a vus marcher
Les autres dans les pas des uns, illuminés!

Tu le regrettes? Eh bien, pour t'enlever ce droit
Il faudrait que je sois ce que je ne suis pas:
Un ami de promesses: dépendant, exigeant.

Je ne te suivrai plus sur tes chemins d'épis
Mais connais ta maison et en te réveillant
Je couperai l'alarme.. Puis reprendrai ma vie.

25/04/2007
Aux alentours de 19 heures, au Bouguen, dans l'attente d'amis pour une cuite mais avec la compagnie de Chan Marshall.

29.07.2007

Envie anodine

Je donnerais mon coeur, je donnerais mon âme
Pour pouvoir un instant te prendre dans mes bras
De tout mon savoir-faire: pour qu'alors tu te pâmes
Et pouvoir t'embrasser en te parlant tout bas.

Oh le simple désir! Oh l'envie anodine!
Mais j'ai été privé de toi bien trop longtemps
Je délaisse mes rêves, je dois courber l'échine
Pour obtenir le tiers de ce que je veux tant!

Ce n'est pas toi bien sûr qui te refuses à moi
C'est la vie qui me met à l'épreuve, au combat
Qui t'y met toi aussi puisqu'alors tu te pâmes!

En serons-nous plus fous en nous trouvant enfin?
Pour le savoir - le jeu la chandelle en vaut bien -
Je donnerai mon coeur, je donnerai mon âme!

Entre 10 et 11h, le 04/04/07 au Bouguen.

APRES LE CUL, DU CUL-CUL!

28.07.2007

Nobles salacités Acte III

"Puisque c'est un succès, je vais le congédier
Pour qu'il ne vous tourmente, ne s'attarde en bécots!
- Mon Dieu! Laissez-le moi! Jaloux! - D'un coquelet?
- Bel-homme, je vous verrai dans les bois du château."

Ainsi, au belvédère, lubriques rendez-vous
Sur un tapis de lierre: transforment le béguin
En unions passionnées et roucoulements doux
Jusqu'au jour ou Madame en ressent le butin.

Fou de la ronde mère, le mari est aimant
Mais l'oublie, l'esseulée, dès que vient l'innocent
"Dieu! Si ça pouvait être mon bel Adonis!"

Quand tout à coup surgit et pointe son pétoire
L'esthète courageux sur Monsieur sans espoir
"Saute sur mon pur-sang! Et toi, rends-moi mon fils!

Soirée du 01/04/2007
Le Bouguen, jusqu'à 2h...