10.04.2008
Poésie éphémère d'orientation

Culture
L'art est travail. Si parfois
L'artiste n'a rien fait ou n'existe même pas
Le travail est ailleurs, dans nos têtes
Nous allons le trouver, l'accepter ou le fuir
Le laisser transformer nos douleurs et nos rires
Ou réveiller nos nerfs tout en gâchant la fête.
L'art est réflexion.
La beauté est sensation.
Et si l'artiste est beau c'est pour mieux nous traverser.
Un jeune homme bien fait
Fera meilleur effet
Que ton parfait discours...
Ainsi si tu es laid
Tu ne sauras jamais le pouvoir de l'amour!
Pas son pouvoir sur toi, non, pas ce qu'il te donne
Ça tu y goûteras tôt ou tard si chacun
A quelqu'un qui l'attend et qui le trouve enfin
Quand dans un brouillard sombre un rayon l'illusionne.
"Je n'avais défailli depuis tant de matins!"
La culture... Du cerveau, de la terre...
Tout est travail et exigence
Tout est nouvelles expériences
Et connaissance après les heures de guerre.
Ainsi nous sommes tous destinés au bonheur
Bonheur qui éclabousse et parfois qui fait peur
Aux fraîches jeunes pousses
Qui cherchent leur labeur
Mais viens donc toi ma rousse
Avant que le vieux... ne meure.
Alex, 29/02/2008
Jacques Higelin, Brigitte Fontaine, interview par Leslie Bedos 1994,
Charles Bukowski, Nouveaux contes de la folie ordinaire.
Photo : Jacques Dutronc.
16:33 Publié dans Micro | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, art, culture, musique, écriture, travail
28.02.2008
Un peu de soleil, et tout à coup quelque chose se passe... Bien sûr c'est un désastre écologique, mais tant pis, on a lutté, alors maintenant, vivons.

Partout sur la montagne, sur la ville qu'elle abrite, un soleil radieux illumine la vie. Une chaleur heureuse sur les rochers froids que la mer engloutit avant de disparaitre et partout sur la plage des gens vont et viennent; les parents aux pas tranquilles, les enfants qui gambadent et gravissent le moindre amas de graviers...
Des jeunes. Des lycéens aux pantalons courts, les pieds nus et la bière à la main tournent autour de nous le torse fier et la tête touffue. La jeunesse. Je me voyais vieillir, je l'avais oubliée, les bonheurs incroyables, le bien-être anodin de ces jours d'été dans l'hiver froid, cette sensation d'une vie facile et généreuse car après tout le monde se fout bien de nous et nous nous en foutons puisqu'on est heureux.
Et je suis là seul avec mes souvenirs, perché sur un coin d'herbe puisque je suis parti en explorateur, je suis là et soudainement me reviennent les douceurs d'un passé proche mais enfoui, Coco et Pierricko sur le rocher rouge, Rozenn à la terrasse d'un café, Chato et Elod dans l'herbe près d'une tente, Guylaine au volant de la liberté, Klervi bourrée qui délire et tant d'autres, Anno il y a longtemps, le sourire de Tang et l'insouciance, l'insouciance bien consciente que le monde nous appartient et que toujours on y trouvera un morceau de pain, un diabolo et une clope.
Mon foyer du moment pourrait bien s'écrouler sur tous mes objets...
Je suis là sur la roche entouré de cette odeur d'herbe folle, autour de moi l'essentiel: ma veste, mon stylo, mon sac à dos.
Je suis toujours vivant.
9/2/8 Constitution Hill.
00:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, musique, actualité, écriture, environnement, vie, voyage
30.01.2008
Oser faire chier.

Parfois j’aimerais crier, voir ce que ça donne
Si les gens se retourneraient, tremblants, surpris
Oh comme j’aimerais hurler pour qu’ils entonnent
Leurs refrains de murmures ahuris.
Il se peut qu’ils me poursuivent et qu’ils me talonnent
Dans une course folle et puis qu’ils m’asphyxient
De leurs insultes rageuses qu’ils m’empoisonnent
Je me tairai dans la paix de ce bruit.
Mais il se peut aussi que quand ma voix claironne
Ils s’immobilisent et le regard indécis
Attendent quelque chose… Je sors un trombonne
Et sonne tant qu’aucun ne réagit !
Llanbadarn, Aberystwyth, 17/01/2007 vers 15h30.
18:30 Publié dans Micro | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : ivi kromm, poèmes, poésie, société, politique, écriture, musique
13.12.2007
Il est toujours mort.
Dans votre monde, le temps a passé et on va l'oublier jusqu'à la prochaine apparition de Catherine Ringer. Mouais. Ivi n'a pas trop aimé les hommages pourraves, il dirait même "indignes de lui" si le poids du ridicule de ce genre de formules ne lui pesait un peu trop lourd sur le cerveau. Enfin voilà, qu'est-ce que c'était nul de rebalancer Marcia en permanence... Je veux dire, ça puait le commentateur qui décidément non, n'a jamais su ce que sont les Rita Mitsouko.
L'été dernier, dans l'usine dégueulasse à concerts, plus communément appelée les Vieilles Charrues, il y avait une femme, parmi d'autres, mais quand même. Rickie Lee Jones. Ivi écoutait tranquillement avec un fameux chateau quand un chevelu que Sarko aurait immédiatement repéré comme un dangereux déchet de Mai 68 s'adresse à eux en demandant "Alors vous aimez Rickie Lee Jones 2007?" ..."Ouais, carrément!" ..."Et alors dites-moi ce que vous trouvez de bien exactement là...?" ..."Bon écoute ta gueule, ça va faire vingt minutes que tu nous pourris le concert en faisant tes commentaires avec tes potes alors si ça te fait jouir vas les faire plus loin qu'on puisse écouter, nous on était pas né quand tu tripais dessus, ça fait trente ans d'ailleurs, donc à moins que tu sois exactement la même personne qu'il y a trente ans dégage et fous nous la paix."
Non, évidemment Ivi ne le lui pas dit ça comme ça. Plus gentiment. Mais le message est passé.
Encore qu'on pourrait aller plus loin et se demander pourquoi on va voir un concert.
Qu'est-ce que vous en dites? Toutes les réponses sont bonnes, mais posez-vous la question quand même, car ces derniers temps le bras de fer "musique intello / merde de télé-réalité" a le monopole du débat artistique et musical a tel point qu'on pourrait croire qu'on aime tous la musique pour les mêmes raisons. Oulah Ben-Hur. Evidemment tu vois pas le danger, plus flou tu meurs.
Bon voilà c'était le billet d'humeur. Au début c'était une introduction à la vraie réaction, au vrai amour, que vous pouvez toujours lire ici. Mais c'est trop long maintenant, les gens ne lisent pas quand c'est trop long. C'est con hein?
Ma grand-mère disait, quand un de ses petits-enfants faisait des réfléxions sur ce qu'il avait dans son assiette, "N'en dégoûte pas les autres!".
Bon raisonnement. Dans un monde ou on aurait tous la même façon de goûter. Mais ici, dans le Monde d'Ivi Kromm, on - et par conséquent vous aussi - veut bien se goinfrer de choses dégoûtantes pour peu qu'on les aime, et on ne croit surtout pas que parce que le papier a dit que c'est ça qu'il fallait aimer, il faut l'aimer. On goûte, et on voit ce que ça a nous dire, comment ça nous transforme.
A demain, surfeurs des neiges.
17:20 Publié dans Micro | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, culture, Chanson, concert, droits de l'homme, rock, gastronomie
11.12.2007
La maison, onzième et dernière partie.
Première partie
Deuxième partie
Troisème partie
Quatrième partie
Cinquième partie
Sixième partie
Septième partie
Huitème partie
Neuvième partie
Dixième partie
Le pinçant entre son pouce et son index, Catherine écrase son mégot dans le joli cendrier de la table qui n’a pas été débarrassée, puis jette son paquet vide à la poubelle. Ceci fait, dansant toujours au son de Valentin, elle entreprend de rejoindre son grenier… Elle pousse la porte. Du coin de l’œil, alors qu’elle avance vers les tas de vêtements, elle aperçoit Hannah et Samson, entrelacés et à demi couverts par les draps, terminant dans la joie et les cris leur étreinte passionnelle. Catherine, elle, sort d’un coin perdu un large chapeau noir sur l’avant duquel trône une grosse rose rouge en tissu. Après l’avoir posé sur sa tête et consulté, avec un sourire, le miroir, elle se retourne vers le couple qui, encore tout essoufflé, s’assoit pour la regarder et comprendre ce qu’elle fait. Ce qu’elle fait ? De l’un des cartons qui jonchent le sol, elle sort un paquet de tabac et revient vers Samson et Hannah.
- Cigarette ?
Ensuite, comme ils tirent leurs premières bouffées, elle va chercher quelques mètres plus loin un tabouret et le ramène devant eux. Puis c’est le chevalet, la toile, les pots de peinture et les pinceaux.
- A présent, oubliez-moi !
Le piano s’est fait plus doux mais les entoure comme un nuage. Fumant en toute tranquillité, la blonde et le brun se regardent amoureusement, blottis l’un dans les bras de l’autre. « Toc toc »… C’est Tim, il n’a plus de chemise. Il entre. Dans ses mains, il tient le collier qu’il vient de faire à partir de perles vertes et roses. Lentement, il s’avance vers le couple, s’agenouille juste devant eux, et passe le collier au cou d’Hannah. Interloquée, cette dernière pose sa main sur sa joue… puis la passe dans ses cheveux, jusqu’à lui attraper la nuque, et l’embrasser subitement. Mais elle revient se blottir dans les bras de Samson, qui prend la main droite de Tim et y dépose un baiser.
- Demain, tu y verras plus clair et tout ira bien, dit-il.
- Ecris, écris tout ce que tu crois, ajoute Hannah avec aplomb.
Lentement, Tim tourne la tête alors que le piano joue de plus en plus fort et que ces deux corps si proches se diluent dans l’air et dans ce décor de grenier. La bouche de Catherine s’entrouvre, s’ouvre, s’ouvre de plus en plus grand alors que tout se mélange, que tout tangue, elle ouvre grand la bouche, elle va crier…
- Maintenant, disparais !
FIN
00:35 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : émeutes, grève, Amour, art, écriture, nouvelles et textes brefs, musique
09.12.2007
La maison, dixième partie
Première partie
Deuxième partie
Troisème partie
Quatrième partie
Cinquième partie
Sixième partie
Septième partie
Huitème partie
Neuvième partie
C’est presque uniquement cette dernière phrase qui fait fondre Samson, qui lui donne envie d’essayer de lui faire vivre le contraire. Il relève donc le visage mouillé de larmes de la blonde en jupe fendue – fente qu’il élargit rapidement – et, après l’avoir longuement regardé dans les yeux, il l’embrasse passionnément. Comme elle semble plutôt apprécier la situation, il n’hésite pas à retirer son poncho, dévoilant son corps fin et musclé. Elle s’accroche tellement à ses épaules, gardant ses lèves, que c’est lui aussi qui fait disparaître la jupe fendue, le pantalon de toile, et l’immense pull rouge, comme tous les sous-vêtements. C’est lui enfin qui la traîne sur le matelas tout proche pour unir leurs corps dans les draps fins… Samson bouge comme un médecin fou amoureux d’une droguée, alors qu’un piano résonne magnifiquement dans toute la maison. Car pendant ce temps, les autres n’ont pas perdu le leur : Valentin, ayant finit de fumer, est monté dans sa chambre où, plein d’énergie, il s’est assis face à son piano, se lançant dans un Mozart qu’il n’avait pas joué depuis des années… Et c’est réussi, car la maison entière prend une dimension magique à mesure qu’il appuie sur les touches de son instrument majestueux.
Il n’est en effet pas le seul à y trouver son bonheur… En haut, on va jusqu’à se caler sur son rythme, en bas, Catherine, sa cigarette à la main, se laisse ballotter par la musique, les yeux fermés… Tim, lui, retombe en enfance, bouleversé par la question que lui a posé Samson tout à l’heure. Instinctivement, il a attrapé un bocal contenant des perles de bois multicolores, et se met à en faire un collier…
20:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : émeutes, grève, Amour, art, écriture, nouvelles et textes brefs, musique
27.10.2007
STUP: SEXE 2
Impressionante la nuance entre tout ce que peut évoquer le mot « SEXE » en cette fin de première décennie de XXIème siècle (Platon! Dieu que le temps passe!) et ce qu'en dit notre petit dictionnaire de 1993. SEXE: 1. Caractéristiques physiques qui permettent de différencier le mâle de la femelle, l'homme de la femme. 2. Ensemble des individus de même sexe. 3. Organes génitaux externes.
Hugo est perplexe face à ces définitions. Alors la femme n'aurait pas de sexe? Quatre définitions, rien qui ressemble aux films interdits ou même aux clips de MTV. Approfondir le point 3... Seule piste interessante.
SEXUALITE: Ensemble des caractères et des comportements liés au sexe, à l'instinct sexuel. Voilà qui est plus clair. Quand la pauvre voix du R'n'B français parle de danser « façon sexe », c'est sûrement pour l'aider à repérer les « ultra-bonnasses ». Tout comme Super Zaza prend son super laser pour ratatiner les méga-méchants, une vraie bombe sexuelle, c'est une ultra-bonnasse, selon les racailles que cotoie Juliette. D'où peut venir ce terme? « Bonne », tout d'abord, permet de situer la chose: 1. Qui aime faire le bien [...]. 2. Qui réussit bien dans son travail. (Le rôle de la femme est donc de donner du plaisir à l'homme?) 3. Qui est d'une qualité satisfaisante. 4. Conforme aux règles morales et sociales. (Oui, il faut quand même être un peu à la mode et répondre aux critères physiques du moment... Patti Smith a bien été sex-symbol à son époque! Ce n'est pas universel!) 5. Agréable, savoureux. 6. Favorable. (Les mots parlent d'eux-mêmes...) 7. Juste, correcte, appropriée. (Pile poil ce qui me fait envie...) 8. Qui est important.
Moralité: si vous en trouvez une, ne la laissez pas s'échapper.
Ajoutons le suffixe -asse pour faire de l'adjectif un nom et en même temps y apporter un petit côté sale. Admirons au passage la proximité du terme « bonasse », soit « bon jusqu'à la niaiserie ». Terminons par le préfixe superlatif ridicule « ultra » pour obtenir... Un chat est un chat, une ultra bonnasse, pour celui qui utilise ce terme, est une grosse pute. Salope. Au moins potentielle. Que du bonheur. Impressionnant. Alan a bien compris l'idée, alors pour lui c'est devenu une insulte. Bien sûr vous vous retournez dans la rue en l'entendant dire « Espèce d'ultra-bonnasse! » à sa potesse pour se venger de la dernière vanne.
Autant de subtilité dans une telle vulgarité, c'est le serpent qui se mord la queue! Mais ce n'est pas fini, car on a toujours une face cachée, comme en témoignait Chantal la bourge. La plus complète dénigreuse d'ultra-bonnasses ne peut jurer n'avoir jamais, se laissant divaguer, rêvé de posséder le sex-appeal tout en courbes de Druuna par exemple (Druuna, Druuna, ...héroïne de BD bien sûr!). Vous ne la connaissez pas? Demandez à Hugo, voire à Alan, de soulever son matelas! Quoique, c'est quand même réservé au petit monde du dessin à bulles. Mais il y en a d'autres. Elles sont irrésistibles. N'importe quel jeune homme, même si c'est loin d'être le genre de personnes qu'il recherche dans la vie quotidienne, s'endort un soir de temps en temps en passant à l'une d'elles.

18:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes, amour, sexy, musique, écriture, Nouvelles et textes brefs, société
23.10.2007
STUP: GUERRE 4
Mélangeons-nous, mélangeons-nous!
Les blancs, les noirs, les bruns, les roux...
Vous remarquerez l'absence totale de la couleur jaune. A la Cité Universitaire d'Alan, ils sont pourtant nombreux, les jaunes. Et là, à l'heure du repas, la guerre est capiteuse. Tout ce qui est capiteux finit par donner la nausée... Bière contre nourriture indéterminée dans une poêle. Mais cette guerre-là se déroule dans la bonne humeur! Alors tout n'est pas perdu.
Hey, c'est Sophie qui vous parle. Je m'excuse de m'interposer dans cette petite discussion mais... Oui, oui, c'est bien à toi que je parle, toi lecteur, ou lectrice, comment veux-tu que je le sache. ...C'est bon t'as réalisé? Ouhouh! Tu réalises oui? Ça y est? Alors... Ça t'étonne? Ça t'étonne que je m'adresse à toi, personnellement? Tu as du mal à réaliser, c'est ça. Mais non, personne n'a réfléchi ces paroles pour leur donner un intérêt quelconque dans le développement de ce que tu lis. C'est moi, quarante-deux ans, infirmière, qui ai décidé toute seule comme une grande d'entrer en contact avec toi, à l'insu de la personne qui a enchainé les phrases dans les pages paragraphes précédents. Tu crois que ça me plait à moi d'être décrite comme ça, que ma vie et celle de ma famille soit étalée au grand jour? Alors joue le jeu. Parle-moi de toi. Je t'écoute. Qu'est-ce que ça t'inspire, toi, l'argent, la guerre? Tu prends de la drogue? Allez, arrête de lire. Ne va pas à la prochaine page. Dis-moi tout. Je suis sûre que tu me vois...
18:25 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ivi kromm, musique, nature, guerre, identitaire, Nouvelles et textes brefs, société
01.08.2007
Sourires enivrés
Oh non, je ne veux pas être sur ta photo
Je m'en vais l'étranger, tu ne sais rien de moi
Je ne suis pas assez surprenant, drôle ou beau
Vois ces sourires enivrés, ils sont à toi.
Ne me poursuis pas, l'étranger, reste avec eux
Vois ces choses à partager, laisse moi fuir
Reste si tu cherches du plaisir, l'homme bleu
Car auprès de moi tu n'as qu'une chose à dire.
Qu'importe le contexte et vive l'émotion
Je ne suis que flammèches de vie, sensations
Alors aime-moi the earth and the sun above
Je suis une musique emporte moi l'esprit
Tu peux tout obtenir sans être mon ami
So take me in your arms and love me, love me, love...

04 heures du mat', retour de Liberté
Nuit du 16/05 au Bouguen.
Listening to Morrissey
Get feelings
18:55 Publié dans Trève de Juillet | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ivi kromm, tordu, amour, poème, musique, cinéma, poésie
21.06.2007
De Juppé...
Trop drôle ce qui lui est arrivé.
Vous croyez que c'était prévu? Hein? Vous croyez que...
J'm'en fous. Au pire, c'est le dindon de la farce...
Trop, trop drôle.
Et du coup j'ai envie de lui dédicacer un sonnet sans titre.
1/3
Elle avait un court châle à chahuter sans cesse
Pour goûter à tout prix aux saveurs de sa peau
Car lorsque l'on voyait son visage, ses tresses
On ne l'oubliait plus, on rêvait à ses mots.
On rêvait à son corps, opulent et affable
Qui se donnait à vous au creux d'un chaud pucier
Nombreux ceux qui l'aimaient sur l'herbe ou sur le sable:
Pugilistes, barbons, freluquets, roturiers.
Tous les hommes du peuple - et elle en prenait soin -
Venaient en ses contours chercher du réconfort
L'âme et les bras puissants ils sortaient au matin!
Quand aux jaloux huppés qui l'appelaient "la pute"
S'agitant devant eux, généreuse et hirsute
Elle se foutait d'eux comme on se fout des morts!
Terminé vers 14h15 au Bouguen le 20/06
Bonne fin de mandat M. Juppé!
C'était ... "Garde ta bourse! On ne me paye point."
21/06/07... Ce soir allons danser, chanter, "Merde aux cons!"
Ahahahahahaha!
16:30 Publié dans Micro | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Politique, ump, législatives, poésie, musique, femme, juppé

